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Équiterre, la Fondation David Suzuki et Écojustice réclament l’Évaluation de pesticides auprès de la ministre de la Santé du Canada

Actu - Pissenlit

En vertu de la Loi sur les produits antiparasitaires, Équiterre, la Fondation David Suzuki et Écojustice demandaient aujourd’hui par voie de lettre à la ministre fédérale de la santé, Madame Leona Aglukkaq, de procéder à un examen spécial de 30 ingrédients actifs en raison des risques qu’ils posent pour la santé et l’environnement. Ces ingrédients actifs se retrouvent dans plus de 700 pesticides domestiques et agricoles homologués au Canada. En vertu de cette loi, lorsqu’un pays membre de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) interdit l’usage d’un pesticide sur son territoire pour des motifs sanitaires ou environnementaux, toute personne peut réclamer au ministre de la Santé d’entreprendre un examen spécial. Le ministre responsable doit alors étudier les raisons sous-tendant cette interdiction et statuer sur l’homologation du produit au pays.

Par exemple, l’atrazine, un herbicide figurant parmi les composés chimiques listés dans la demande d’examen spécial, est interdit en Europe depuis 2004 en raison du risque de contamination des eaux souterraines qu’elle présente. Au Québec, l’atrazine figure parmi les dix ingrédients actifs les plus utilisés en agriculture, représentent à eux seuls 77,5 % des ventes du secteur de la production agricole, selon le plus récent bilan des ventes de pesticides du Québec de 2009. L’atrazine arrive en tête de liste en ce qui concerne le risque pour l’environnement et pour la santé : ce pesticide contribue à 21,0 % du risque pour l’environnement et à 15,7 % du risque pour la santé, toujours selon ce bilan.

Également, certains des pesticides bannis dans des pays de l’OCDE ont été retrouvés au Québec sous forme de résidus sur les fruits et légumes. À titre d’exemple, le Linuron n’est pas approuvé en Norvège en raison des risques qu’il pose pour l’environnement et la santé, particulièrement en lien avec les malformations et le cancer, de même que la possibilité qu’il soit persistant dans l’environnement et qu’il soit toxique pour les organismes aquatiques. Au Québec, selon le rapport du ministère de l’Agriculture sur les résidus de pesticides sur les fruits et légumes frais vendus au Québec entre 2007 et 2011, des résidus de linuron avec une concentration au-delà de la norme légale ont été retrouvés sur des échantillons d’origine québécoise et d’origine hors-Québec en 2010.

Pour connaître la liste complète des ingrédients actifs ainsi que les preuves scientifiques sur lesquelles se fonde notre demande d’examen spécial, consultez la lettre à la Ministre Aglukkaq ci-dessous.

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Lettre à la Ministre Aglukkaq (en anglais seulement).pdf527.15 Ko