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Interdiction du plastique à usage unique d’ici 2021 : une ambition nécessaire qui doit s’inscrire dans une optique plus large de réduction à la source

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Interdiction du plastique à usage unique d’ici 2021 :
une ambition nécessaire qui doit s’inscrire dans une optique plus large de réduction à la source

 À l’instar de l’Union européenne, le gouvernement fédéral propose aujourd’hui de s’attaquer au plastique à usage unique. Cette volonté s’ajoute à celle des individus, des organisations et des gouvernements qui ont déjà agi face à cette grave problématique en interdisant ou en mettant en place des stratégies alternatives au plastique et emballages à usage unique.

LE PLASTIQUE PROBLÉMATIQUE, MAIS SURTOUT L’UTILISATION UNIQUE

« Il y a deux éléments problématiques dans les plastiques à usage unique », déclare Colleen Thorpe, directrice générale d’Équiterre par intérim. « Il y a d’abord le plastique, issu de la pétrochimie, qui met plusieurs centaines d’années à se détériorer et est donc très polluant en amont et en aval des quelques minutes où on l’utilise. Puis il y a le concept d’usage unique, un phénomène socio économique assez récent qui nécessite beaucoup de ressources, qui n’est pas essentiel et qui doit absolument changer. »

« On ne peut plus remplir nos bacs de recyclage et sentir qu’on fait quelque chose de bien pour l’environnement, surtout considérant que moins de 10 % du plastique utilisé au Canada est recyclé. Il faut réduire nos déchets tout court de façon drastique, c’est la seule solution qui fonctionne à 100 % », ajoute Mme Thorpe.

Équiterre croit que la volonté d’interdiction doit s’inscrire dans une réelle perspective de réduction à la source, et non de substitution ou de remplacement. Pour aller encore plus loin dans cette réduction, il faudra taxer les contenants à usage unique et proposer des initiatives et des comportements à adopter, plutôt que de favoriser un développement de substituts. L’écofiscalité peut jouer un rôle important pour que l’industrie assume l’ensemble des coûts de la production jusqu’à la gestion des déchets.

UN ÉCHÉANCIER ET UN PROCESSUS TRANSPARENTS POUR ATTÉNUER LE POIDS DE L’INDUSTRIE

« Nous aurons besoin d’un échéancier et d’un processus transparents pour s’assurer que les rapports de force dans ce processus soient équilibrés. Les intérêts de l’industrie du plastique, un prolongement de l’industrie pétrochimique, ne doivent pas éclipser les initiatives de réduction et l’urgence environnementale et climatique », conclut Mme Thorpe.