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Les Canadiens veulent acheter local : y parviennent-ils?

Actu - Sondage achat local, checklist

Plus de 3 Canadiens sur 4 (78%) disent privilégier l’achat local de fruits et légumes. C’est ce que révèle le récent sondage Léger Marketing « Mangez chez soi, pourquoi? », conduit par Équiterre.

Il semble que les Canadiens considèrent l’achat local comme un geste politique plutôt qu’environnemental. Ainsi, lorsqu’on questionne les répondants sur des idées associées aux aliments locaux, 94% (le taux le plus élevé) d'entre eux soulignent qu’ils soutiennent l’économie locale.

Le sondage révèle d’ailleurs que les consommateurs préfèrent d’ailleurs acheter un produit canadien, même d’une province éloignée, plutôt qu’un produit des Etats-Unis cultivé à quelques kilomètres. Plutôt qu’un simple calcul de distance, les Canadiens définissent donc le local selon les frontières administratives.

Afin d’évaluer la force de leurs convictions, nous avons donc demandé aux répondants s’ils achetaient des fraises en hiver. Près de 42% de ceux qui priorisent l’achat local ont avoué le faire. Une portion des consommateurs privilégient donc une approche plus pratique et optent pour la diversité plutôt que l’origine ou la saisonnalité.

Comme le démontre l’étude, il existe encore plusieurs obstacles à l’achat local :

  • Les consommateurs ne fréquentent qu’un ou deux établissements pour l’achat de leurs fruits ou légumes
  • Les supermarchés sont les lieux d’achat les plus fréquentés
  • Le temps passé au lieu d’achat est inférieur à 30 minutes
  • Les consommateurs ne sont pas prêts à passer beaucoup plus de temps pour chercher des produits locaux
  • Il est difficile de résister à la variété de produits exotiques

Les résultats du sondage montrent qu’une meilleure identification, une plus grande disponibilité et une variété intéressante encouragerait les consommateurs à acheter plus de fruits et légumes locaux.

Par ailleurs, Équiterre effectue présentement une autre étude sur les habitudes d'achat local et nous vous invitons à y participer. Il suffit de remplir un court sondage!

Ce n'est effectivement pas

Ce n'est effectivement pas toujours facile de manger local.  Chez nous, le temps est un facteur déterminant, encore plus que le prix.  On aime manger local lorsque c'est possible, mais il faut avouer qu'avec notre emploi du temps déjà chargé, on n'a pas toujours le temps de faire plusieurs endroits pour trouver notre nourriture ni de congeler ou de transformer nos produits locaux pour s'assurer une certaine diversité lors des mois d'hiver, quand ces produits ne seront plus offerts sur le marché.   Quant à la diversité, c'est un autre facteur important.  Manger local aux mois d'août et de septembre, c'est beaucoup plus facile qu'au mois de mars quand on habite le Québec.  Nous achetons des paniers bio d'une ferme locale, et bien que nous adorions le principe, il faut avouer que les premiers paniers de la saison sont souvent peu variés (et qu'on les complète avec des légumes d'ailleurs).  Une fois qu'on s'est habitué à manger des légumes frais à l'année, c'est difficile d'y renoncer... encore plus avec des enfants!  On veut leur faire découvrir les saveurs et les aliments, mettre des couleurs et de la verdure dans leurs assiettes, et ça devient un vrai casse-tête en hiver.  Par contre, je dois ajouter que le désir de manger local nous a fait goûter et aimer des légumes que nous ne connaissions pas ou peu.  Des courges de toutes les formes et couleurs, des légumes racines inconnus, la délicieuse fleur d'ail... Sans parler de la redécouverte (pour nous) de la patate que nous avions snobé pendant des années au profit du riz et des pâtes!  Disponibilité et variété!  C'est la clef.

Régions

Oui nous sommes très intéressés de manger local mais d'abord il faudrat assurer le diversité au même point de vente, la qualité sans pour autant nous offrir des légumes pleins de terre même si ils ont poussés en terre se que nous savions. Et le plus important c'est le prix c'est à dire qualité/prix. Nous convenons de payer le juste prix cependant lorsque nous nous rendons sur la ferme et que le prix offert est le même que celui que l'on paye a l'épicerie alors là il y a problèmes. La consentration de ces petits marchés doivent nous offrir la diversité si non le coût de transport que l'on défrais pour se procurer se que l'on désir devient prohibitif et c'est contraire à la politique "durable" enfin mot qui ne veut rien dire en réalité. A mon avis nos producteurs se sont lancés tête-baissée dans la production de masse et aujourd'hui ils sont voués à la faillite. Pour ma part je serais des plus heureux de ne procurer mes produits directement chez le producteur mais ils auront beaucoup de chemins à parcourir si ils veulent notre soutient. Nous sommes prêt au sacréfistes mais il y a une limite.

Comme vous dites, il faut

Comme vous dites, il faut être prêt à payer un prix juste. Juste pour le consommateur, mais aussi juste pour le producteur. Il est parfois difficile pour les agriculteurs d’ici qui produisent des fruits et légumes frais et diversifiés de façon moins intensive de faire compétition au marché d’importation. Ils font moins d’économies d’échelle et les productions de masse sont souvent cultivées dans des climats plus doux.

Vous semblez intéressé à acheter vos fruits et légumes du producteur et vous réclamez plus de diversité. Bien sûr, le consommateur doit y mettre du sien, mais le producteur, le détaillant et les gouvernements aussi.

Pourquoi ne pas demander aux détaillants d’offrir un minimum de produits locaux? Ou encore encourager les établissements gouvernementaux à donner l’exemple en achetant local? Ou bien même offrir un crédit d’impôts aux entreprises qui transforment des aliments d’ici?

Les idées ne manquent pas pour donner un plus grand souffle à l’achat local. Le défi reste cependant de produire des aliments à un prix qui soit accessible au plus grand nombre, mais qui reflète leur qualité et qui tienne compte du coût environnemental (transport, pesticides, biodiversité) et du coût social (main d’œuvre, économie locale).