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Oléoducs: pas de bénéfices pour l'Est du Canada

Actu - Oléoducs: Pas de bénéfices pour l'Est du Canada

À la suite de la sortie aujourd’hui d’une note de l’Institut économique de Montréal (IEDM) vantant les supposés avantages économiques des projets d’oléoducs vers l’Est du Canada, Équiterre et Greenpeace souhaitent rappeler que, pour les organisations environnementales ainsi que de l'avis de plusieurs experts indépendants, il est clair que ces projets sont essentiellement destinés à l'exportation et non à renforcer l'économie de la région, contrairement à ce que soutient la note.

« Encore une fois, l'IEDM manque de transparence et de crédibilité sur le dossier pétrolier au Canada en faisant miroiter d’éventuelles retombées économiques qui n’en sont pas et en omettant de mentionner les risques et les impacts sur l’environnement, l’économie à long terme et la santé des populations », déplore Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie à Greenpeace.

TransCanada a annoncé un projet d'une capacité de 1,1 million barils par jour (b/j), soit un tiers de plus que le controversé projet Keystone XL aux États-Unis piloté par la même compagnie. Or, les capacités de raffinage au Québec ne totalisent qu’environ 400 000 b/j. De plus, lors de l'annonce du projet de pipeline, TransCanada et Irving ont annoncé la construction d'un port voué à l'exportation à St-John. « Il est donc évident que ce pétrole est destiné aux marchés d'exportation et que le raffinage ne se fera pas entièrement à Montréal et à Lévis », dénonce Steven Guilbeault, directeur principal d’Équiterre.

Un nombre grandissant d'ingénieurs dénoncent effectivement le manque de normes strictes sur la sécurité des pipelines . En effet, Richard Kuprewicz, expert indépendant de plus de 40 ans d’expérience en sécurité d’oléoducs, a soumis un rapport dans le cadre des audiences publiques sur le renversement de la ligne 9 d'Enbridge pour dénoncer le risque élevé de rupture du pipeline et le fait que le système de détection de fuites et les plans d'intervention d’urgence d'Enbridge sont inadéquats selon les normes de l’Office nationale de l’énergie.

Pour en savoir plus, veuillez consulter le communiqué de presse complet.