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Pompière, fermière et stagiaire, une bénévole hors de l’ordinaire!

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Mathilde déguisée en banane équitable pour le lancement de la campagne Choisir équitable.« L’agriculture intensive n’est pas soutenable. Au Sud, je souhaite que les agriculteurs puissent se nourrir eux-mêmes plutôt que de produire pour les autres et se faire exploiter ». - Mathilde Mourgues, stagiaire circuit court et alimentation, hiver 2017

 

Équiterre accueille des bénévoles et des stagiaires aux horizons variés, mais qui ont en commun un fort engagement pour la cause environnementale. Mathilde Mourgues, stagiaire circuit court et alimentation à l’hiver 2017, en est un bel exemple. Derrière son sourire attachant et contagieux se cache un parcours inusité. D’une ferme laitière bio en France, au développement durable en Colombie jusqu’à Équiterre à Montréal, découvrez Mathilde Mourgues, une bénévole qui n’a pas froid aux yeux!
 

ÉDUCATION ET SENSIBILISATION À LA CAUSE ENVIRONNEMENTALE

Née à Toulouse en France en 1995 Mathilde a grandi en région rurale. Très tôt, on peut dire qu’elle a la « bougeotte ». Son dynamisme s’illustre à travers la pratique de sports comme l’athlétisme, l’implication dans les jeunes sapeurs-pompiers et l’engagement citoyen. Elle devient conseillère générale jeune de son département et conseillère municipale jeune de sa commune. Il faut dire qu’elle n’a pas davantage le temps de s’ennuyer à la maison, son père ayant démarré la première ferme laitière biologique du département. Ils habitent dans une maison écolo qui a pris 8 ans à construire. Les gens 

Mathilde, pompière volontaire en France.

LES FARC, LE DÉVELOPPEMENT EN COLOMBIE ET L'AGRICULTURE BIO

Après deux ans d’études à Science Po Toulouse, elle quitte pour son année de mobilité à l’étranger. Avant d'atterrir chez Équiterre, elle se rend à Bogotá en Colombie pour une session d’études. « Même s’ils n’ont pas la conscience écolo comme ici, les FARC ont exprimé dans les récents accords de paix une volonté de se développer de façon durable. Les terres cultivées pour la coca par les FARC seront converties en agriculture bio ». Grâce à un programme spécial de réinsertion des combattants FARC, il est même possible que certains effectuent des stages en agriculture dans la ferme de son père en France. Quel monde interconnecté!


Mathilde déguisée en banane équitable pour le lancement de la campagne Choisir équitable.
 

L'ALIMENTATION INSTITUTIONNELLE CHEZ ÉQUITERRE

À son arrivée chez Équiterre, Mathilde est affectée à l’équipe d’alimentation institutionnelle. Elle effectue plusieurs tâches ponctuelles comme des recherches pour le projet Écoles enracinées, la rédaction de fiches recettes pour des activités pédagogiques et la composition d’articles pour les bulletins de mise en marché de proximité. Le principal projet dans lequel elle s’est impliquée du début à la fin est la Grande croquée, un évènement pancanadien pour la sensibilisation à l’alimentation saine. Au Canada, 250 000 élèves croquent simultanément dans une pomme (ou autre aliment) lors d’une journée thématique. C’était la première fois qu’Équiterre était impliqué. Ils ont fourni des pommes bio d’une ferme du réseau dans 6 écoles : « J’ai même été en contact avec une école du Nord du Québec à Purvinituq. Le professeur a organisé une journée de pêche et souhaitait que les élèves croquent dans un poisson cru! ». En plus de gérer l’organisation de cet évènement, Mathilde a composé un petit quiz sur l’alimentation locale et bio. Fait cocasse, une importante tempête de neige a surpris la jeune stagiaire française et a mis en péril la tenue de l’évènement. Il faut être prêt à toute éventualité au Québec!

Mathilde en compagnie d’élèves lors de la Grande croquée (voir l’album photo).

Elle a adoré l’ambiance de travail chez Équiterre. Selon elle, les conditions de travail démontrent que les employés ont une vie en dehors du boulot et cela permet d’être avec des gens qui partagent les mêmes valeurs. Elle affirme avoir beaucoup évolué personnellement durant son stage.

À son retour, elle effectuera une maîtrise en développement durable et coopération internationale dans les pays du Sud. Elle pense ensuite faire une autre maîtrise en agronomie et croit à la réinsertion avec les jardins communautaires. Cette idée a muri pendant son stage qui lui a donné des idées et lui a démontré que ce genre d’initiative était possible.

Elle souhaite que personne ne mette de bâtons dans les roues d’Équiterre et que nous atteignions nos objectifs petit à petit. De notre côté, nous lui souhaitons la meilleure continuation possible et la remercions pour son implication!


Mathilde lors de la mobilisation d'Équiterre à la Journée mondiale de l'environnement.