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Rapport Énergie Est : Quand le pétrole et l’eau se rencontrent

Actu - Quand le pétrole et l’eau se rencontrent

Le Conseil des Canadiens a publié le 19 août un rapport sur l’Oléoduc Énergie Est de TransCanada et les risques qu’il présente pour la ressource en eau.

Le rapport Énergie Est : Quand le pétrole et l’eau se rencontrent estime que l’Oléoduc Énergie Est pourrait déverser plus d’un million de litres de pétrole non raffiné, y compris du bitume dilué provenant des sables bitumineux, en seulement 10 minutes. À titre de comparaison, le déversement Kalamazoo de 2010, le plus important en eaux intérieures des États‑Unis, a déchargé 3,8 millions de litres de bitume dilué pendant seulement 17 heures.

L’Oléoduc Énergie Est traverserait les sources d’eau potable de millions de Canadiens. À certains endroits, l’oléoduc est appelé à voisiner des cours d’eau situées à moins de 20 km de collectivités qui y puisent leur eau potable. Au Québec, plus de 600 cours d’eau sont concernés dont la rivière des Outaouais, la rivière des Mille Îles, la rivière Saint-Maurice, le fleuve Saint-Laurent et la rivière des Prairies.

La quantité de pétrole – un million de barils par jour – transportée par l’Oléoduc Énergie Est est énorme. Un déversement compromettrait sérieusement l’intégrité de nos ressources d’eau.

La présidente du Conseil des Canadiens Maude Barlow écrivait en mars 2014 dans un autre rapport : « Nous vivons sur une planète qui commence à manquer d’eau douce propre et accessible. Nous devons, de manière urgente, adopter une « nouvelle éthique » de l’eau qui donne priorité à la protection de l’eau et à la remise en état des lignes de partage des eaux, si nous tenons à la survie de l’humanité et à celle de notre planète. » La même auteure estimait en 2013 dans son livre Blue Future que la demande globale en eau en 2030 sera supérieure de 40 % à sa disponibilité.

L’oléoduc représente une grande menace pour l’eau et la mobilisation contre le projet de TransCanada doit se poursuivre :