Skip to Content

Une étude sans précédent confirme la nécessité d'interdire les pesticides néonicotinoïdes qui tuent les abeilles et autres espèces utiles

Actu - Abeilles mortes (sortie néonécotinoïdes)

Une imposante revue de littérature dévoilée aujourd'hui par un groupe international de 50 scientifiques indépendants, le Groupe de travail sur les pesticides systémiques (Task Force on Systemic Pesticides), confirme que les pesticides néonicotinoïdes mettent en péril les abeilles et plusieurs autres espèces utiles et renforce l’urgence d’interdire ces pesticides.

La méta-analyse de 800 publications sur les néonicotinoïdes révisées par des pairs – un travail colossal réalisé sur quatre années –  conclut : « …il existe suffisamment de preuves évidentes des préjudices pour mettre en route des mesures réglementaires ». Les conclusions des scientifiques mettent en lumière un risque élevé non seulement pour la santé des abeilles, mais également pour un grand nombre d’espèces utiles, dont les papillons, les vers de terre et les oiseaux, en plus d’affecter une grande diversité d’invertébrés bénéfiques, en contaminant les sols, la végétation, les eaux souterraines et de surface et les habitats aquatiques et marins.

Parallèlement, une étude québécoise démontre que le traitement des semences par les néonics n’augmente pas le rendement des cultures agricoles. Pourquoi les utilise-t-on encore ? L’année dernière, l’Europe a imposé un moratoire sur l’usage de trois néonics sur des cultures attirant les abeilles. L’usage de ces pesticides demeure toutefois très répandu au Québec et au Canada. L’Agence de règlementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) de Santé Canada indique que les néonics utilisés sur les semences de maïs ont contribué aux mortalités d'abeilles observées au Québec et en Ontario.

Rappelons que 70 % de nos cultures et 35 % de notre production alimentaire dépendent des abeilles, ces importantes pollinisatrices, qui connaissent des taux de mortalité alarmants durant la période de semis. Les pesticides néonics utilisés pour traiter les semences de maïs - entre autres usages – sont directement impliqués dans ce déclin.

L’exposition aux néonics par le biais des aliments et de l’eau soulève également des préoccupations possibles en matière de santé publique. Ces substances neurotoxiques peuvent potentiellement affecter le développement du système nerveux humain selon l’Autorité européenne de sécurité des aliments, et certaines sont reconnues comme pouvant potentiellement perturber le système hormonal et sont suspectés causer des effets néfastes sur la reproduction.

Passez à l'action et demandez à nos élus d'interdire les pesticides qui tuent les abeilles et autres espèces utiles:  www.action.equiterre.org !

Consultez le communiqué de presse émis par des groupes environnementaux à ce sujet.

Crédit photo : Melty