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Agriculture écologique
Portraits de
fermes biologiques
Visite à la ferme Le Vallon des Sources de Ripon (Le 26 septembre 2003)
Historique de la ferme :
La ferme Le Vallon des Sources fait partie du Réseau d’Agriculture soutenue par la communauté (ASC) depuis deux ans, mais ses propriétaires, Michel Massuard et Monique Laroche, travaillaient en ASC depuis déjà plusieurs années à la ferme du Cap St-Jacques de D-3 Pierres.
Description de la ferme :
Après 3 ans de recherche, ils ont finalement trouvé leur coin de paradis en Outaouais; une terre de 105 acres, avec 30 acres cultivables, le reste étant boisé. Comme le nom de leur ferme l’indique, la ferme est située entre des vallons, isolée et protégée. Le climat y est frais, le dernier gel a eu lieu le 7 juin! La terre, qui n’a pas été labourée depuis au moins 30 ans, est classée «loam sablonneux». C’est une terre légère avec très peu de roches.
Description du projet ASC :
Le Vallon des Sources offrait en 2003 30 paniers, mais monte à 150 paniers pour la saison 2004. Avec ce nombre de partenaires, ils ont pu offrir trois formats de paniers à leurs partenaires, et même offrir à chacun d’eux la possibilité de choisir deux légumes à retirer et à remplacer selon leur goût pour toute la durée de la saison. En 2004, avec 150 partenaires, ceci n’est plus possible.
Production :
Travailler le sol à l’aide d’un rotoculteur et d’un vibroculteur était une priorité en 2003 afin d’éliminer les mauvaises herbes et de semer à l’automne un engrais vert sur un terrain propre. Puisque la terre est acide, 4 tonnes/hectare de chaux et 40 tonnes/hectare de compost ont été épandues. Un bassin d’irrigation a été creusé en juillet, approvisionnant un système de goutte-à-goutte et un système de sprinklers. Par contre, quelques petits problèmes ont compromis l’irrigation et les cultures ont dû se satisfaire de la pluie. Malgré tout, les plants ont tout de même donné un excellent rendement. Les pentes demandent un certain travail, il faut organiser les rangs perpendiculairement aux pentes.
Le Vallon des Sources est munis d’une serre avec ventilation naturelle pour démarrer les plants et qui sert de tunnel pendant la saison. Monique et Michel ont acheté un nouveau tunnel pour la saison 2004. Les semis sont démarrés à la main dans des multi-cellules. Une rotation sur 3 ans est planifiée. Une année d’engrais vert à base de légumineuse, une année de légumes exigeants et une troisième année de légumes moins exigents.
Toute la machinerie a été achetée de seconde main, sauf le rotoculteur de 6 pieds. Certains ont aussi été retravaillés par Michel. La ferme possède, entre autres, un tracteur/loader, mais malheureusement sans vitesse rampante, un vibroculteur avec rouleau, un épandeur à fumier, une arracheuse à carottes, une faucheuse avec une presse, un râteau à foin, une débrousailleuse, un Farm-All, une planteuse et une arracheuse à patates, un semoir à céréale, un semoir manuel de marque «Planet Junior», un traceur de rang, et une laveuse à légumes.
Parmi les bâtiments présents sur la ferme, la grange héberge quelques poules, cochons, moutons, et lapins. Une veille bâtisse sert d’entrepôt et le sous-sol de la maison sert au montage des paniers. Une chambre froide y sera construite dans le futur.
Cette visite a été organisée dans cadre du projet d’Agriculture soutenue par la communauté et s’insère dans une tournée de 5 visites entre fermes pour toutes les fermes du Réseau et des fermes intéressées.
Rédaction :
Mélissa Filion, agente d’information et logistique
pour le réseau québécois des projets d’ASC en 2003.
Visite à la ferme Campanipol de Ste-Geneviève-de-Batiscan
(18 août 2003)
Historique de la ferme :
Robert St-Arnaud et Danielle Lefebvre ont acheté la ferme il y a 20 ans. Ils l’ont fait certifié en 1985 et ont entendu parler de l’ASC dans un documentaire présenté lors d’une formation en agriculture biologique. C’est en 1992 qu’ils ont commencé à faire des paniers, ils les livraient alors à Montréal. Ils se sont joints au Réseau dès ses débuts.
Description de la ferme :
C’est une ferme de 46 hectares dont 10 hectares en production maraîchère, le reste étant boisé. Ils ont trois serres dans lesquelles ils produisent tomates, concombres et semis. Ils ont un kiosque à la ferme et une cuisine pour transformer certains surplus et ils congèlent aussi des légumes.
Main d’œuvre :
La ferme emploi de la mi-mai à la mi-septembre 10 personnes. Pendant le gros des récoltes, il arrive que d’autres gens soient embauchés.
Description du projet ASC :
En 2003, la ferme avait 415 partenaires qui recevaient les paniers de la mi-juin à la fin novembre. Les points de chute (environ une douzaine) sont répartis sur les territoires de Montréal, Québec et Trois-Rivières. La particularité de cette ferme, en comparaison avec d’autres fermes du Réseau, c’est qu’au début, ils annotaient chaque panier d’une facture qui servait de bilan sur ce que les gens avaient payé à l’avance. Malgré le développement du projet et l’ampleur qu’il a pris, cette façon de fonctionner est restée, ce qui demande une bonne logistique. La ferme offre, en commandes additionnelles, une gamme de produits complémentaires (fromages, conserves, poulets, etc…).
La salle de montage des paniers est équipée bains pour le lavage, de balances, sacs, tables à préparation, laveuse à carottes, chambre froide, etc… Les paniers utilisés pour la livraison sont des caisses ouvertes en plastic troué. Ces caisses s’empilent l’une sur l’autre.
Production :
La ferme est assez mécanisée, dont 4 tracteurs, des sarcloirs mécaniques, un planteur et des camionnettes qui servent, entre autres, à faire les allé retours entre le haut de la terre et l’installation de refroidissement. Un retourneur à andin pour le compost est disponible avec la CUMA (coopérative d’utilisation de machinerie agricole) dont la ferme est membre.
Les engrais verts sont une priorité dans la planification de la rotation des cultures. Après chaque culture, on sème principalement de l’avoine pour ne pas laisser le sol nu en hiver. Robert la herse à l’automne si elle n’est pas haute ou au printemps.
Il y a une aspergeraie. Les bois raméaux fragmentés sont utilisés pour le contrôle des mauvaises herbes.
Pour les cultures sur paillis de plastique, le paillis utilisé est de couleur verte. Cette couleur absorberait davantage de longueur d’ondes ce qui réchauffe apparemment le sol plus que le plastique noir qui en réfléchit beaucoup.
Le système de rotation des cultures est basé sur 3 ans et sur les besoins en fertilisation. Les cultures exigeantes (céleri et maïs entre autres) bénéficieront d’une application de compost à raison de 60 t/ha.
Les semences viennent de diverses sources : William Dam, Johnny et de semenciers bio du Québec.
Il y a eu passablement de chrysomèles cet été, mais il a trop plu pour appliquer de laroténone.
Les poivrons et les aubergines ont souffert du froid et du vent en début de saison. L’an prochain, ils seront protégés par des mini-tunnels tout comme les melons et les cantaloups.
Les pommes de terre sont cultivées sur une superficie de 2 acres. Les hâtives ont déjà été récoltées depuis 6 semaines (variété Nordland).
La visite s’est conclue par la visite du kiosque et de la cuisine. Nous avons aussi eu le plaisir de participer à une dégustation de cantaloups et melons (un gros merci !).
Cette visite a été organisée dans cadre du projet d’Agriculture soutenue par la communauté et s’insère dans une tournée de 5 visites entre fermes pour toutes les fermes du Réseau et des fermes intéressées.
Résumé :
Isabelle Joncas,
coordonnatrice du Réseau québécois des projets d’ASC à Équiterre
Le 2 septembre 2003.
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