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L'agriculture bio au Danemark:
un modèle inspirant pour le Québec |
Le Danemark est un petit pays du nord de l'Europe, faisant partie de la Scandinavie. Plus de 60% de son territoire est consacré à l'agriculture, qui emploie 3% des Danois. L'agriculture danoise comporte plusieurs similitudes avec l'agriculture québécoise, notamment par le fait que la majorité des terres sont utilisées pour les cultures céréalières et fourragères, qui servent principalement à alimenter l'important cheptel laitier et, plus récemment, porcin.
Par contre, le Danemark se démarque largement du Québec par le niveau de développement de son agriculture biologique. Comportant près de 4000 fermes bio cultivant approximativement 180 000 hectares, ce qui représente 6,7% de la superficie agricole totale, le Danemark figure parmi les 10 pays européens où l'agriculture biologique est la plus développée. L'agriculture bio, relativement marginale jusqu'à 1994, a connu une explosion en 1995, avec un nombre de fermes qui passe de 677 à 1050, une augmentation de 55%. La croissance a ralenti en 1996, pour ensuite reprendre jusqu'en 1999 à un taux de croissance du nombre de fermes bio de 39% annuellement. De 1999 à 2002, la croissance annuelle du nombre de fermes biologiques fut en moyenne de 12%. Cette explosion du nombre de fermes bio, qui se sont multipliées par 5 en moins de 10 ans, est notamment due à l'important support du gouvernement danois. En effet, en 1998, plus de 58% du budget agro-environnemental danois était dirigé vers l'agriculture biologique, tandis qu'en comparaison, au Royaume-Uni ce support était de l'ordre de 7%. À ce niveau, le Québec traîne loin derrière, même en se comparant au Royaume-Uni.
Les subventions octroyées par le gouvernement danois pour l'agriculture biologique incluent des montants de base pour les fermes bio en guise de reconnaissance à leur contribution environnementale, un montant pour la transition à l'agriculture biologique qui est versé sur deux ans, des montants pour le maintien de pâturages permanents, ainsi que des montants supplémentaires pour les zones écologiquement fragiles. En plus de contribuer à l'agriculture biologique par son support financier, le gouvernement du Danemark tente également de décourager l'agriculture intensive en taxant fortement certains produits agricoles comme les pesticides.
Le gouvernement du Danemark prend également l'appellation biologique au sérieux. Étant le premier pays au monde, en 1987, à se doter d'une législation étendue sur l'agroalimentaire biologique, le Danemark innove également en maintenant un contrôle étatique sur l'inspection et la certification des entreprises biologiques. Avec une réglementation unique, des contrôles fréquents du ministère de l'Agriculture, des peines sévères pour les fraudeurs et un logo biologique unique, l'objectif du Danemark semble être atteint : les Danois font plus confiance à l'appellation biologique que leurs confrères européens. Une étude a d'ailleurs démontré que 85% des Danois ne font pas confiance aux produits bio importés qui ne portent pas le logo biologique danois, faute d'être certifiés dans ce pays.
Au niveau des ventes, il faut souligner que les
Danois sont les plus grands consommateurs de produits bio en
Europe. Les céréales bio semblent être le
produit alimentaire biologique qui se vend le mieux, accaparant
jusqu'à 30% du marché des céréales.
Le lait bio se vend également bien, comblant près
de 30% du marché laitier total. Les ventes d'oeufs biologiques
totalisent à peu près 17% des ventes d'oeufs,
tandis que les carottes bio comblent 13% des ventes de carottes.
Étonnamment, la consommation de légumes biologiques
est plutôt faible, même si elle augmente de façon
soutenue. Le marché des légumes bio est estimé
à 6% du marché total des légumes. La consommation
de viande biologique demeure faible, ne dépassant pas
1% de la consommation totale de viande. Il est également
intéressant de noter que, alors qu'au début des
années 1990 la majorité des produits biologiques
étaient achetés directement du producteur ou via
les magasins d'aliments naturels, aujourd'hui, 85% des aliments
bio sont achetés dans les supermarchés.
Notons finalement l'important réseau de
support technique à la production biologique qu'à
développé le Danemark. En plus d'un centre national
de promotion de l'agriculture biologique, plus de 60 centres
de services locaux offrent de la consultation relative à
l'agriculture biologique, tant pour les producteurs bio que
pour ceux considérant la transition. En plus de nombreuses
organisations non gouvernementales, le Danemark a également
un centre de recherche national sur l'agriculture biologique,
et un collège d'enseignement spécifiquement dévoué
à l'agriculture bio.
Source:
www.organic-europe.net
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France: le ministre précise
le plan de relance de l'agriculture bio |
Le ministre français de l'agriculture, Hervé Gaymard, a présenté au début du mois de février un ensemble de mesures concrètes venant préciser la mise en oeuvre du Plan de relance de l'agriculture biologique.
Au niveau financier, le ministre s'est engagé
à « consacrer 13% de l'enveloppe nationale des
Contrats d'agriculture durable à l'agriculture biologique
», ce qui représente 50 millions d'Euros sur cinq
ans. Une « aide complémentaire » sera également
prévue dans le prochain programme de développement
rural. Le ministre a également souligné que le
financement de l'Agence bio par l'État sera augmenté
de 12% pour atteindre 1,1 million d'Euro. Cet organisme public
a pour mission de développer et promouvoir l'agriculture
biologique.
Des « actions de communication grand public»
sont également prévues et seront co-financées
par l'Union européenne, les professionnels et l'État,
pour un total de 4,5 millions d'Euros sur trois ans. Finalement,
concernant l'enseignement agricole, le ministre Gaymard s'est
engagé à intégrer des « modules sur
l'agriculture biologique » dans la formation agricole.
Du côté des organisations de la
filière biologique, on « prend acte » des
nouvelles annonces du ministre, mais on reste vigilant, notamment
à cause de l'absence « d'aides pérennes
à la production bio ». On critique également
le manque d'engagement quant aux indemnisations que devraient
recevoir les producteurs bio en cas de déclassement de
leurs produits pour cause de contamination génétique.
Source: www.terre-net.fr
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83% des Français ont
une
image
positive des produits bio |
Les résultats de la première étude réalisée par le Baromètre CSA/Agence BIO, conduite en 2003, indiquent que les produits bio sont très bien perçus par la population française. En effet, 83% des personnes interrogées les perçoivent comme naturels/sains.
Le sondage montre que les caractéristiques
suivantes sont aussi très valorisées:
85% des répondants considèrent que les produits bio sont «plus naturels car cultivés sans produits chimiques»
- 79% déclarent qu'ils sont «meilleurs pour la santé»
- 84% affirment que les produits bio «contribuent à préserver l'environnement»
- 74% estiment qu'ils «respectent le bien-être des animaux»
Trente-sept pour-cent des Français consomment régulièrement des produits bio pour les trois raisons principales suivantes:
- 91% pour la qualité et le goût des produits
- 91% pour préserver leur santé
- 90% pour être certain que les produits soient sains
Deux autres motivations suivent, soit:
- 79% pour préserver l'environnement
- 70% pour des raisons éthiques
En matière
de fréquence, le sondage révèle que 54%
des français ont déjà consommé bio.
Dix-sept pour-cent consomment des produits bio au minimum une
fois par semaine et 20% au minimum une fois par mois. Tous les
consommateurs réguliers envisagent de maintenir (77%)
ou d'augmenter (23%) leur consommation bio.
Selon le sondage, le prix et la disponibilité
sont les deux facteurs qui influencent la consommation de produits
biologiques. En effet, 56% des Français n'ayant pas acheté
de produits bio évoquent le prix trop élevé
comme raison de non-achat. Aussi, si les produits bio étaient
plus facilement disponibles dans leurs magasins habituels, 87%
des consommateurs réguliers affirment qu'ils consommeraient
davantage.
Le logo AB est connu et reconnu, puisque 89% des
consommateurs réguliers connaissent le logo AB et qu'il
est le plus mentionné parmi les différents moyens
de reconnaître un produit biologique. En effet, 64% des
consommateurs identifient les produits bio à l'aide du
logo AB lorsqu'ils font leurs courses.
Les consommateurs bio sont 81% à déclarer
que l'agriculture biologique répond de façon satisfaisante
à leurs inquiétudes concernant la sécurité
alimentaire et 72% affirment que l'agriculture bio répond
à leurs inquiétudes quant à l'environnement.
Au chapitre du profil du consommateur bio, la
plus grande proportion de consommateurs de produits bio (41%)
se retrouve dans la portion 35 à 64 ans. Ils sont majoritairement
actifs, exerçant surtout des professions libérales
ou des fonctions de cadres (55% d'entre eux consomment des produits
bio) et sont davantage représentés dans les grandes
villes de plus de 100 000 habitants (où 41% de la population
consomme bio).
Le panier bio se répartit de la façon
suivante : 74% des consommateurs bio consomment des produits
laitiers; 70%, des fruits et légumes; 65%, des oeufs;
53%, du pain et d'autres céréales, et; 29%, du
boeuf biologique. Les produits les plus anciennement consommés
sont les fruits et légumes, la volaille et les oeufs,
puisque les consommateurs sont respectivement 46%, 44% et 43%
à en consommer depuis plus de 5 ans. À l'opposé,
74% des consommateurs de boeuf bio ne le sont que depuis ces
cinq dernières années, une part desquels découle
sans doute de la crise de la vache folle.
Les consommateurs achètent principalement
leurs produits biologiques dans les grandes et moyennes surfaces
(72%), dans les marchés publics (39%), les magasins bio
spécialisés (21%) et chez les commerçants
et artisans.
Source:
Agrisalon.com
www.agrisalon.com/06-actu/article-12048.php
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Whole Foods Market tente
une percée au Royaume-Uni |
Le plus important détaillant d'aliments
naturels et biologiques aux Etats-Unis, Whole Foods Market,
tente une percée au Royaume-Uni avec l'acquisition de
Fresh and Wild, une compagnie propriétaire de 6 magasins
d'aliments naturels et biologiques à Londres. Désirant
capitaliser sur la popularité des aliments bio au Royaume-Uni,
sur l'absence de barrières linguistiques et sur le fait
qu'il existe peu de détaillants spécialisés
en aliments naturels et biologiques dans le pays, Whole Foods
Market se lance ainsi dans sa première aventure outre-atlantique.
Notons que la compagnie, qui compte 147 épiceries aux
Etats-Unis, a fait une percée au Canada en 2002, en ouvrant
un commerce à Toronto.
La compagnie texane devra par contre composer
avec le marché anglais, où la croissance est plus
faible que dans les années précédentes
et où la très grande majorité des ventes
se font dans les supermarchés plutôt que dans les
magasins spécialisés. Des études démontrent
toutefois que les consommateurs ont tendance à faire
davantage confiance aux aliments bio vendus chez les détaillants
spécialisés que chez les supermarchés et
Whole Foods Market compte bien tirer profit de cette perception
en se positionnant comme étant un détaillant intègre
et digne de confiance.
Sources:
www.datamonitor.com
www.wholefoods.com
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La résistance aux OGM à travers
le monde se galvanise |
Japon
Suite au dépôt d'une pétition signée
par plus de 400 000 Japonais, le département de l'agriculture,
des forêts et des pêcheries de la
préfecture de Iwate a déclaré que
les essais en champ de riz transgénique réalisés
en 2003 et devant se dérouler sur deux ans seraient raccourcis
d'un an. Le département de biotechnologie de la station
expérimentale agricole de la préfecture de Shimane
a également suspendu ses essais de melons transgéniques.
Grèce
C'est dans un contexte européen d'ambivalence face
à l'introduction des cultures transgéniques et
de pressions internationales sur l'Europe pour lever l'interdiction
de facto en place depuis 1998 que naissent une série
de mouvements s'opposant aux OGM dans d'importantes régions
agricoles à travers la Grèce. De Rhodope au Nord,
Thesaly au centre, l'Île de Zakynthos à l'Ouest,
jusqu'à la Crete au Sud, les autorités locales,
les organismes environnementaux et autres groupes communautaires
font entendre leur demande à l'effet que leurs régions,
ainsi que la Grèce entière, soient déclarés
sans OGM. L'opposition naît de la crainte que les cultures
transgéniques compromettent les écosystèmes
locaux et nuisent aux efforts actuels visant à développer
l'agriculture biologique et les variétés locales,
buts qui sont incompatibles avec l'introduction de cultures
trangéniques. Alors que seulement environ 0,9% des terres
arables grecques sont actuellement cultivées en mode
biologique, cette pratique a augmenté d'environ 50% annuellement
depuis 1993. Les cultures d'olives représentent la plus
grande part de territoire cultivé selon les normes biologiques avec 53,5%, les vignobles arrivent loin derrière avec
7,9%, suivi du blé (4,8%), l'orge (3,8%) et les agrumes
(3,7%).
Italie
En Italie, un groupe environnemental et une association
de vignerons se sont associé pour s'opposer à
l'usage d'OGM dans la production de vin. Le comité sénatorial
sur l'agriculture d'Italie doit se pencher sur la question dans
le cadre de la révision des règlements définissant
les appellations d'origine contrôlée. L'usage d'OGM
pourrait, selon les deux groupes, nuire non seulement à
la qualité du vin mais pourrait aussi ébranler
la culture rurale et se répercuter sur tout le secteur.
Autriche et Royaume-Uni
En Autriche et au Royaume-Uni, les plus importantes chaînes
de supermarchés veulent bannir les produits alimentaires
génétiquement modifiés de leurs rayons.
En Autriche, ces supermarchés représentent 80%
des ventes alimentaires. L'organisme Greenpeace affirme avoir
obtenu des garanties de la part d'importants fabricants alimentaires,
dont Unilever, Nestle, Kraft-Jacon-Suchard et Masterfood, à
l'effet qu'il ne vendraient pas d'aliments génétiquement
modifiés en Autriche.
Selon un sondage mené au Royaume-Uni auprès
des supermarchés, l'attitude négative des consommateurs
envers les produits alimentaires GM serait à l'origine
de la volonté des supermarchés de continuer à
exclure les OGM de leurs produits alimentaires. Rappelons que
depuis 1999, tous les supermarchés au Royaume-Uni ont
décidé d'exclure les ingrédients GM de
leurs produits de marque maison.
Source:
Gentech-news 88, février 2004
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Main basse sur
les semances au Canada |
Dans un document publié par le Forum sur
le brevetage du vivant en janvier 2004, intitulé «
Main basse sur les semences. Brevets et autres menaces à
la biodiversité agricole du Canada », Devlin Kuyek
fait état de l'évolution de la sélection
végétale au Canada et des stratégies mises
de l'avant par l'industrie afin faire main basse sur les semences
au cours des dernières décennies.
L'auteur explique que la diversité agricole
au Canada résulte de processus collectifs d'échange
d'informations et de semences, de la participation des agriculteurs
- notamment pour la conservation des semences - et d'un travail
de sélection réalisé par le secteur public.
L'entreprise privée n'a joué qu'un rôle
secondaire dans la sélection, se limitant au dernières
étapes de commercialisation. Or, au cours des dernières
25 années, ce système s'est fondamentalement transformé
en passant aux mains de sociétés privées.
Selon l'auteur, la plus grande menace au système
semencier du Canada est l'introduction effrénée
de semences génétiquement modifiées (GM).
En plus de représenter des pertes en termes d'exportations
vers l'Europe et le Japon, l'introduction des semences GM a
contaminé le système de semences conventionnelles
et biologiques par le biais des mélanges dans la manipulation
des grains ainsi que la pollinisation croisée ou la persistance
de cultures GM dans les champs. Dans certains cas, comme celui
du canola, « les études démontrent que la
réserve de semences certifiées est gravement contaminée
». Le gouvernement et l'industrie envisagent à
l'heure actuelle l'établissement d'un système
de reconnaissance de ségrégation, lequel risque
de faire porter la responsabilité de la contamination
aux agriculteurs.
En conclusion, l'auteur fait valoir qu'il est
impératif de revenir à un système de semences
public, basé sur l'échange libre d'informations
et de semences, garante de notre possibilité d'orienter
l'agriculture dans des directions différentes et diversifiées,
telles que l'agriculture biologique.
Vous pouvez télécharger le document en cliquant sur ce lien:
www.showcommunications.com/omp/affinity/main_basse.pdf
Source:
Forum sur le brevetage du vivant.
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En Bref |
Danone prend
le contrôle de Stoneyfield
Le géant agroalimentaire Danone a annoncé
la prise de contrôle majoritaire de Stoneyfield Farm,
le leader du yogourt bio aux Etats-Unis. Actionnaire de Stonyfield
Farm à la hauteur de 40% depuis 2001, Danone a doublé
sa participation à 80% du capital afin de prendre contrôle
de la compagnie américaine, qui a un chiffre d'affaires
de 140 millions de dollars US. Par cette opération, Danone
désire consolider sa position de leader sur le marché
des produits laitiers bio, un marché prometteur, puisqu'il
est susceptible de doubler de taille d'ici cinq ans.
Source:
Yahoo
L'édition
2004 du salon mondial biologique Biofach
L'édition 2004 de la première et plus importante
foire commerciale biologique au monde, la Biofach de Nuremberg
en Allemagne, se déroule du 19 au 22 février avec
1882 exposants et plus de 30 000 visiteurs. Les exposants représentent
67 pays et ont réservé cette année une
surface totale de 30.732m2 pour pouvoir présenter leurs
produits bio dans un cadre à la mesure de leur diversité.
À côté des fournisseurs allemands dont la
surface d'exposition s'est encore agrandie, on trouve en grand
nombre les représentants des pays de gourmets, comme
l'Italie, l'Espagne et la France. La Pologne y est présente
pour la première fois avec un stand commun tandis que
la Hongrie a doublé sa surface d'exposition. Les nouveaux
venus en 2004 incluent la Jamaïque (café, citrons,
huile de noix de coco), la Norvège (avec entre autres
des boissons à base de céréales) et le
Pakistan (riz Basmati, semences de sésame, coton).
Sources:
Mail info #42 - Février 2004
www.biofach.de
Contamination
génétique de champs de maïs au Vermont
Des analyses de maïs prélevé dans douze
fermes du Vermont ont mis en lumière une contamination
par le gène codant la protéine Cry1Ab (Bt). «
Les contaminations non intentionnelles ont donc commencé
et, à moins que quelque chose ne soit fait maintenant,
cela annonce la fin de l'agriculture biologique du Vermont »,
a affirmé B. Davis, avocat du VPIRG (Groupe du Vermont
de Recherche pour l'Intérêt Public). Le faible
taux de contamination autorise les scientifiques à penser
que la contamination n'est pas causée par une contamination
initiale du stock de semences mais plutôt par le flux
de pollen. J. Cleary, de l'Association des Agriculteurs Biologiques
du Nord-Est (NOFA), estime que « les agriculteurs conventionnels
et biologiques sont menacés par la technologie des OGM
au travers de l'émergence des industries de biotechnologie,
la perte de la sélection variétale et des ressources
de semences. [...] Les agriculteurs vont perdre leur marché
de produits biologiques. De ce fait, la NOFA soutient la demande
de suspension des cultures OGM dans le Vermont jusqu'à
ce que soient connus les impacts de ces cultures pour les agriculteurs
concernés ».
Source:
L'InfOGM, No 49 Janvier 2004
Les cultures
non-GM sont rentables
Le Ministère de l'Environnement allemand a effectué
une étude sur la rentabilité économique
de plusieurs cultures, chacune étant soit transgénique,
soit conventionnelle, soit biologique. Cette étude conclut
que les cultures non GM sont « techniquement faisables,
écologiquement raisonnables et hautement compétitives
économiquement ».
Source:
L'InfOGM, No 49 Janvier 2004
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Rédaction: Antoine Gendreau-Turmel, Nadine Bachand
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Coordination: Frédéric Paré
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