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Une enquête documente
les premiers impacts des OGM
sur les agriculteurs biologique |
Une enquête nationale menée par la Organic Farming Research Foundation (OFRF) auprès de 1 034 producteurs certifiés biologiques collige les premiers impacts financiers et opérationnels directs des cultures transgéniques sur les productions biologiques. Selon l'OFRF, alors que la contamination par les OGM ne semblait pas représenter un enjeu en 1998, les données de l'enquête - basés sur la saison 2001 - indiquent que des impacts significatifs ont commencé à se manifester à l'intérieur d'un très court laps de temps. Ces récentes données viennent appuyer la position de l'OFRF en faveur d'un moratoire sur la dissémination des OGM.
Dix-sept pour cent (17%) des répondants à cette enquête ont affirmé que certaines parts des semences, intrants ou produits de leur ferme biologique ont fait l'objet de tests de dépistage des OGM. Pour 11% de ceux-ci, les résultats ont été positifs pour certaines portions des semences, intrants ou produits de leur ferme. Huit pour cent (8%) des répondants ont indiqué que leurs opérations agricoles avaient subi des préjudices directs d'ordre financier ou autres dommages reliés à la présence d'OGM. Ces dommages incluent : coût des tests de dépistage des OGM; perte de ventes ou de marchés dans le créneau biologique en raison d'une contamination réelle ou d'un risque de contamination et; perte de certification biologique due à la présence d'OGM dans des produits issus de l'agriculture biologique.
L'enquête révèle également que 48% des répondants ont pris certaines mesures afin de protéger leur production biologique de la contamination par les OGM. Vingt-quatre pour cent (24%) ont affirmé avoir communiqué avec les producteurs voisins au sujet du risque de contamination par les OGM, 19% ont augmenté la taille des zones tampons les séparant des fermes avoisinantes, 18% ont abandonné l'usage de certains intrants présentant un risque de contamination par les OGM, 15% ont modifié leur calendrier de plantation, 13% ont modifié leurs systèmes de cultures et 9% ont changé la localisation de certaines cultures. Quarante-six pour cent (46%) des répondants ont estimé le risque de contamination de leur produits biologiques par les OGM comme étant modéré ou supérieur. Seulement 10% des répondants estiment que la réglementation en place permet de protéger adéquatement les produits biologiques issus de leur production contre la contamination par les OGM.
Source: OFRF
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Cultures d'OGM
dévastatrices pour la faune |
Les cultures de betterave et de colza transgéniques sont nuisibles pour les abeilles, les papillons et les oiseaux. C'est ce que révèle une vaste étude environnementale réalisée en Grande-Bretagne sur trois années et publiée en octobre dernier. Celle-ci consistait à comparer l'abondance de la faune habitant les terres cultivées en colza, maïs ou betterave modifiés génétiquement pour tolérer les applications d'un herbicide avec la faune se retrouvant au sein de ces mêmes cultures dans leur version classique.
Les chercheurs ont dénombré davantage d'insectes - notamment d'abeilles et de papillons - dans et autour des champs de colza et de betterave conventionnels que dans les cultures transgéniques. L'explication résiderait dans la plus grande présence, au sein des cultures conventionnelles, de mauvaises herbes et de graines issues de ces herbes, lesquelles fournissent abri et nourriture à la faune sauvage. La culture de la betterave et du colza à une échelle commerciale réduirait donc la quantité de nourriture et d'abri disponibles pour les insectes et les oiseaux. Actuellement, la culture de plantes transgéniques à des fins commerciales est interdite en Grande-Bretagne et cette étude pourrait ralentir le processus d'élaboration de la politique britannique en ce domaine.
Source: Le Devoir
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Les cultures transgéniques
entraînent un usage accru de pesticides |
Selon un rapport publié en novembre dernier par le Northwest Science and Environmental Policy Center, la culture de 550 millions d'acres de maïs, soya et coton transgéniques aux États-Unis a augmenté l'usage de pesticides d'environ 50 millions de livres depuis 1996. Il s'agit de la première étude examinant l'incidence des principales cultures transgéniques commerciales sur l'usage des pesticides aux États-Unis sur l'ensemble des 8 années s'étant écoulées depuis leur commercialisation, soit de 1996 à 2003.
Comparant la quantité moyenne de pesticides appliqués sur les cultures transgéniques à celle épandue sur les cultures conventionnelles correspondantes, une réduction de 25,4 millions de livres a été notée pour la période de 1996-1998, mais pour la période 2001-2003, les quantités de pesticides appliqués sur les cultures transgéniques ont augmenté de plus de 73 millions de livres. Ces augmentations sont imputables à l'accroissement substantiel des quantités d'herbicides appliqués sur les cultures rendues tolérantes à un herbicide par modification génétique, et s'expliqueraient par l'émergence de résistances au sein de certaines populations de mauvaises herbes.
La deuxième catégorie de modification génétique en importance, constituée des cultures de maïs et de coton modifiées pour produire leur propre insecticide - le Bacillus thuringiensis (Bt) - entraîne à l'heure actuelle une réduction dans l'usage d'insecticides de 2 à 2,5 millions de livres par an. Cependant, l'accroissement des quantités d'herbicides épandues sur les variétés modifiées pour y résister dépasse largement les modestes réductions observées dans les quantités d'insecticides appliqués sur les variétés Bt.
Source: Northwest Science and Environmental Policy Center
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OGM: l'autonomie des agriculteurs
et la coexistence des cultures
agricoles mises à mal |
Le 16 octobre dernier, la Commission de l'éthique de la science et de la technologie publiait un avis sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). Cet avis examine la question des OGM dans une perspective d'évaluation éthique et se penche notamment sur les questions de l'autonomie des agriculteurs et de la coexistence des cultures agricoles. La Commission constate que l'autonomie des agriculteurs, déjà limitée par les contraintes inhérentes à la gestion d'une entreprise, risque d'être encore davantage réduite, voire éliminée, par l'essor des cultures de plantes transgéniques. Avec l'industrie des OGM, l'exploitant devient de plus en plus dépendant de son fournisseur, lequel définit quelles seraient les semences les plus rentables à modifier génétiquement, les protège par brevet, en prohibe toute réutilisation par l'exploitant et les vend à des prix élevés. Ainsi, la Commission estime important de prendre en compte les risques de dépendance qu'encourent les producteurs agricoles dans ce dossier.
Sur la question de la coexistence des cultures agricoles, la Commission juge que la culture de plantes transgéniques fragilise la compatibilité avec les cultures classiques ou biologiques en raison des risques de contamination. Qui plus est, dans le contexte où les producteurs biologiques interdisent la présence d'OGM dans leurs produits, « il apparaît difficile, sinon impossible, que se côtoient l'agriculture intensive de certains produits transgéniques et l'agriculture biologique de mêmes produits ou de produits apparentés qui ne soient pas génétiquement modifiés. ». La séparation complète des filières de semences modifiées génétiquement de celles qui ne le sont pas nécessiterait des investissements considérables.
Enfin, une question qui n'est pratiquement jamais abordée dans la documentation traitant d'OGM est celle du libre choix du producteur agricole. À ce chapitre, la Commission considère que la culture de plantes transgéniques outrepasse le droit des agriculteurs à choisir le mode d'agriculture et le type de culture qui leur conviennent. Ainsi, le choix d'un certain nombre de producteurs peut devenir une voie imposée à d'autres producteurs, à leur détriment, et, en bout de course, le consommateur se retrouve également lésé dans ses choix alimentaires.
Source: Commission de l'éthique de la science et de la technologie
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Les impacts de la crise de la vache folle sur l'industrie des viandes biologiques |
La découverte au Canada, l'été dernier, d'un cas d'Encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) - communément appelé maladie de la vache folle - a été décrit comme la plus grande crise ayant jamais frappée l'industrie agroalimentaire canadienne. Pourtant, selon un récent rapport de l'organisme Organic Monitor, la crise de la vache folle a fait augmenter les ventes canadiennes de viande biologique de 35% pour l'année 2003 seulement. Plusieurs détaillants ont même rapporté des ventes-record de boeuf bio cette année, puisque de nombreux consommateurs cherchant des alternatives plus sécuritaires à la viande bovine conventionnelle se sont tournés vers le boeuf biologique, qui n'est pas nourrit avec des farines animales.
L'étude d'Organic Monitor nous apprend également que, suite à la découverte d'un cas d'ESB aux Etats-Unis en décembre dernier, le marché du boeuf biologique dans ce pays pourrait doubler en 2004. À condition, bien sûr, que les fournisseurs puissent approvisionner les détaillants avec des volumes suffisants. En effet, le marché de la viande biologique s'est développé très lentement aux Etats-Unis par rapport aux autres secteurs de l'agroalimentaire biologique. La viande bio, et particulièrement le boeuf, est surtout produite à petite échelle et les canaux de distribution vers les grands détaillants sont peu développés. Les agriculteurs écoulent une partie significative de leur boeuf bio directement auprès des consommateurs et celui qui aboutit chez les détaillants se vend jusqu'à trois fois plus cher que le boeuf conventionnel. Ceci explique entre autres pourquoi les ventes de boeuf biologique ne représentaient que 0,02% des ventes totales de boeuf aux Etats-Unis en 2003.
Mais les impacts de la crise de la vache folle risquent de changer à tout jamais l'industrie de la viande biologique en Amérique du Nord. Premièrement, par la perte de confiance des consommateurs envers le système agroalimentaire, la crise augmentera la demande non seulement pour le boeuf biologique, mais pour toutes les viandes biologiques. Ensuite, puisqu'ils voudront répondre à la demande crée par la crise, l'intérêt des grands distributeurs alimentaires pour la viande biologique augmentera. Également, les retombées de l'ESB en Amérique du Nord pousseront de nombreux producteurs bovins à considérer la transition vers l'agriculture biologique. De plus, de nouveaux circuits de mise en marché se mettront en place pour répondre à la demande des détaillants. Finalement, si la production intérieure ne suffit pas à la demande, les importations de viande biologique risquent de venir combler le manque. Plusieurs compagnies, d'Amérique Latine notamment, tentent déjà de capitaliser sur la crise nord-américaine de la vache folle.
L'étude conclut en affirmant que les impacts de la découverte de l'ESB en Amérique du Nord seront énormes. La perte de confiance des consommateurs pourrait être dévastatrice pour l'industrie du boeuf, mais en même temps créer d'importantes opportunités pour le milieu de l'agriculture biologique, si ses acteurs savent tirer profit de la remise en question de l'industrie de la viande.
La croissance exceptionnelle que connaîtra le secteur de la viande biologique ne continuera toutefois pas indéfiniment. À moyen terme, le boeuf biologique fera face à une importante compétition de la part du boeuf « naturel » et du boeuf conventionnel, dont on aura ajusté les méthodes d'élevage pour répondre aux nouvelles exigences des consommateurs.
Source: The North American Market for Organic Meat Products - www.organicmonitor.com
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Les bactéries résistantes
aux antibiotiques dans la
viande sont une réalité |
Depuis quelques années, la communauté scientifique internationale met en garde l'industrie agroalimentaire contre les risques de développement de bactéries résistantes aux antibiotiques que crée l'utilisation de ces médicaments comme facteurs de croissance dans les élevages. Voilà qu'une nouvelle recherche démontre que ces avertissements étaient justifiés, puisque nous sommes passés des hypothèses à la réalité.
En effet, des chercheurs de l'Université du Maryland et du Département de l'agriculture des Etats-Unis ont récemment analysé des viandes provenant de supermarchés de la région de Washington et ont découvert que plus du tiers des échantillons étaient contaminés par des bactéries E. Coli et que, de ces E. Coli, une portion importante étaient résistantes à différents antibiotiques utilisés combattre diverses infections humaines.
Plus précisément, les chercheurs ont découvert que, sur les E. Coli détectées, 59% étaient résistantes à la tétracycline, 44% à la streptomycine, 44% au sulfaméthoxazole, 38% à la céphalothine et 35% à l'ampicilline.
Les bactéries E. Coli se retrouvent dans les intestins des animaux et contaminent la viande suite à des pratiques douteuses lors de l'abattage et de la boucherie. Les souches pathogènes d'E. Coli sont responsables de centaines de milliers d'intoxications alimentaires à chaque année et, dans les cas où les antibiotiques s'avèrent nécessaires pour traiter l'infection, on redoutait de plus en plus que les E. Coli puissent être résistantes à ces derniers, ce qui vient d'être confirmé par la recherche. Voilà un autre argument qui milite en faveur d'une plus grande adoption des méthodes d'élevage biologiques.
Source: Schroeder, C.M. et al. Isolation of antimicrobial-resistant Escherichia coli from retail meats purchased in Greater Washington, DC, USA. International Journal of Food Microbiology #85. 2003. Pages 197-202
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Le bio performe mieux
que le conventionnel lors de
conditions climatiques extrêmes |
Une recherche agronomique conduite depuis plus de 20 ans tend à démontrer que, lors de périodes de sécheresse et de pluies torrentielles, les modes de production biologique obtiennent de meilleurs rendements que les modes de production conventionnelle.
La recherche appliquée, intitulée The Rodale Farming Systems Trial, est menée depuis 1981 sur la ferme du Rodale Institute, en Pennsylvanie. Elle compare les risques et bénéfices à long terme de trois modes de production, un étant conventionnel (CNV), les deux autres étant biologiques, un fertilisé à base de fumier composté (FUM), l'autre à base d'engrais verts de légumineuses (LEG). Le système FUM utilise une rotation de 5 ans (maïs, soya, blé, pâturage, pâturage), le système LEG utilise une rotation de 3 ans (maïs-soya-blé) et le système CNV utilise une rotation typique de 5 ans (maïs, soya, maïs, maïs, soya) en plus d'être fertilisé avec des engrais synthétiques. Les deux systèmes de production biologique utilisent le désherbage mécanique et les associations de culture pour contrôler les plantes adventices, tandis que le système conventionnel utilise des herbicides.
Après une transition de quatre années, les chercheurs rapportent que les cultures des systèmes biologiques obtiennent des rendements équivalents à ceux du système conventionnel.
Entre 1984 et 1998, il y a eu 5 années de sécheresse modérée, où les précipitations d'avril à août étaient inférieures à 350 mm. Pendant quatre de ces cinq années, le maïs biologique a obtenu des rendements plus élevés que le maïs conventionnel. Par exemple, en 1998, le maïs bio a obtenu des rendements représentant 141% (LEG) et 133% (FUM) de ceux obtenus par le système de production conventionnelle.
L'année 1999, qui fut caractérisée par une forte sécheresse d'avril à août, puis par des pluies torrentielles en septembre, fournit une opportunité exceptionnelle aux chercheurs d'observer comment les trois systèmes réagissent aux stress climatiques. Au niveau des rendements, même si chacun des systèmes a connu une baisse de productivité substantielle, les systèmes de culture biologique ont tous, avec une exception (LEG maïs), fournit de meilleurs rendements que les systèmes conventionnels. Les rendements du maïs FUM furent 37% plus élevés que ceux du maïs CNV, alors que le soya LEG et le soya FUM obtenaient des rendements étant respectivement 96% et 52% plus élevés que ceux du soya CNV. Ces résultats semblent découler d'un contenu en matière organique plus élevé ainsi que d'une meilleure structure dans les sols en culture bio, ce qui leur a permis de mieux retenir l'eau des faibles précipitations lors de la période de sécheresse. De plus, les sols en culture bio ont moins souffert d'érosion lors des pluies torrentielles. Quant aux faibles rendements du maïs LEG en 1999, ils furent attribués à la trop grande pression des mauvaises herbes et des engrais verts. Ceci démontre, une fois de plus, l'importance de la gestion des plantes adventices en agriculture biologique.
Avec le réchauffement du climat qui s'enclenche, il existe une plus grande probabilité d'une augmentation de la fréquence et de la sévérité des événements climatiques extrêmes, tels que les sécheresses et les inondations. Il devient dès lors essentiel de s'assurer que nos modes de production agricole soient le mieux adaptés possible à cette nouvelle réalité. À la lumière de ces observations, il apparaît que l'adoption généralisée des méthodes de l'agriculture biologique soit bénéfique pour notre approvisionnement alimentaire à moyen et long terme.
Source: Institute of Science in Society (www.i-sis.org.uk) et newfarm.org
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Europe: la croissance du marché
bio nécessite une plus grande
éducation des consommateurs |
Une étude du groupe Datamonitor prédit que le marché européen des aliments et boissons biologiques continuera de connaître une croissance importante au cours des cinq prochaines années. Par contre, pour soutenir cette croissance, il devient essentiel de porter une plus grande attention à l'éducation des consommateurs, nous avertissent les auteurs de cette étude de marché.
Le marché européen des aliments et boissons biologiques, qui est caractérisé par une croissance extrêmement forte dans certains secteurs, devrait connaître une croissance annuelle moyenne de 10% d'ici 2007, ce qui lui permettra de surpasser le seuil psychologique des 20 milliards d'Euro.
Au niveau des produits, le secteur des viandes bio devrait connaître la plus importante croissance, avec un marché qui fera plus que doubler. Les mets bio préparés connaîtront également une croissance importante, de l'ordre de 17% annuellement.
Pour ce qui est de la consommation, il semble que la perte de confiance dans l'industrie agroalimentaire est un puissant moteur pour l'augmentation de la consommation d'aliments bio. D'ailleurs, plus de 50% des Européens affirment faire plus confiance aux aliments biologiques et naturels qu'à leurs cousins conventionnels. Il semblerait également que des événements-clé de la vie, tels la naissance d'un enfant, la ménopause ou l'entrée dans l'âge d'or, aident à déclancher la consommation d'aliments biologiques.
Le principal obstacle à une plus grande consommation d'aliments biologiques demeure les prix élevés des aliments bio. Il semble que même si les consommateurs soient intéressés par les aliments produits de façon écologique, nombre d'entre eux n'ont pas la capacité ou la volonté de payer les prix associés aux produits biologiques. À ce niveau, le rapport recommande aux transformateurs et aux détaillants d'aliments bio de viser un prix qui ne soit pas plus de 10-20% au dessus de celui des aliments conventionnels, afin que les produits bio demeurent attrayants pour ceux qui ne consomment pas ou qui ne consomment qu'occasionnellement des aliments bio.
Toujours selon le rapport, il semble également que la perception des consommateurs concernant la qualité et le goût amélioré des aliments bio soit un autre obstacle à une consommation plus généralisée de ces aliments. La perception que les aliments bio soient meilleurs au goût ou pour la santé n'est pas généralisée chez les consommateurs. À ce niveau, une meilleure compréhension des avantages nutritifs et sanitaires des aliments biologiques augmenterait leur consommation. Finalement, les auteurs du rapport insistent fortement sur le fait que, pour maintenir la croissance de la consommation d'aliments biologiques, les consommateurs doivent absolument être mieux informés des avantages nutritifs, sanitaires et environnementaux des aliments biologiques. Seulement ceci pourra contrer les perceptions négatives concernant le prix des aliments biologiques et rendre les consommateurs sensibles à l'argument voulant que les aliments bio soient un bonne affaire lorsque l'on comptabilise leurs effets sur la santé humaine, animale et environnementale.
Source: newfarm.org
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Une agence de l'ONU recommande
aux pays en voie de développement d'augmenter leur production de fruits tropicaux biologiques |
En plus de faire la promotion de l'agriculture biologique comme moyen efficace de maintenir la fertilité des sols, de réduire la pollution de l'eau et de protéger la biodiversité, la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED) exhorte les pays en voie de développement à augmenter leur production de fruits tropicaux biologiques afin de saisir les opportunités qu'offre la demande grandissante pour les produits biologiques dans les pays industrialisés. Dans un rapport de 330 pages, la CNUCED mentionne que la demande pour les fruits tropicaux biologiques dans les pays industrialisés devrait augmenter de 10 à 30% dans les prochaines années, ce qui représente des opportunités intéressantes à saisir pour les pays du Sud.
Par contre, ces derniers connaissent de sérieuses difficultés à satisfaire les exigences techniques des pays importateurs. Le rapport recommande donc que les pays en voie de développement mettent en place des programmes permettant de garantir la sécurité et la qualité des aliments afin de se conformer aux exigences réglementaires des pays importateurs.
Le rapport en question, qui est rédigé en anglais, peut être téléchargé au: http://www.unctad.org/en/docs/ditccom20032_en.pdf
Source: Organic Perspectives, Volume 7, Numéro 1
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En bref: |
L'Île-du-Prince-Édouard
envisage l'interdiction des OGM
Le premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard, Pat Binns, a annoncé en décembre dernier qu'il envisage de fermer la porte aux cultures agricoles génétiquement modifiées. Selon M. Binns, l'interdiction des OGM pourrait attirer des fermiers intéressés par l'agriculture biologique. Cependant, les agriculteurs qui produisent des aliments biologiques évitent les régions où l'on fait usage de pesticides. Or, selon Environnement Canada, alors que les fermiers de l'Ouest canadien épandent des pesticides sur leurs champs deux à trois fois par saison, ceux de l'Île-du-Prince-Édouard en appliquent plus de 15 fois par an, ce qui rendrait très ardue la culture d'aliments biologiques dans cette province.
Source: Radio-Canada atlantique
Plus d'aliments bio chez Loblaws
Entre 2002 et 2003, les produits de marque maison Le Choix du président biologiques ont marqué une croissance de plus de 100%. Composée de 25 produits lors de son lancement en 2001, cette gamme en comporte maintenant 230, allant des purées pour bébé au calque du célèbre Dîner Kraft. Selon le vice-président des Marques Loblaw limitée, ce sont les prix qui auraient «permis une première expérience de consommation de produits biologiques».
Source: laterre.ca
Les États-Unis acceptent le système
de certification bio de la Colombie-Britannique
Le département de l'agriculture des Etats-Unis a récemment déterminé que les normes biologiques de la Colombie-Britannique sont en conformité avec celles de leur National Organic Program. La Colombie-Britannique devient ainsi la deuxième province Canadienne, suite au Québec, à voir reconnaître ses normes biologiques par les Etats-Unis.
Source: Organic Perspectives, Volume 7, Numéro 1
Un État bio en Inde
Le gouverneur de l'État du Mizoram, A.R. Kohli, a annoncé en décembre que son État serait le premier en Inde à devenir 100% biologique au niveau agricole. Le gouverneur entend atteindre cet objectif en introduisant une législation qui interdit les engrais et pesticides de synthèse, et qui encourage l'agriculture biologique.
Source: organic-research.com
Une première préparation pour nourrissons certifiée bio
La compagnie étasunienne Horizon Organic, qui commercialise de nombreux produits laitiers certifiés biologiques, a annoncé en 2003 la commercialisation de la première préparation pour nourrissons certifiée biologique. Tout en reconnaissant que le lait maternel est la meilleure alimentation pour les jeunes enfants, Horizon Organic affirme que les parents choisissant les préparations lactées auront désormais accès à un produit sain, biologique, qui respecte toutes les exigences du département de l'agriculture des Etats-Unis en matière de préparations pour nourrisons.
Source: http://horizonorganicbaby.com
Retrouvez la Rubrique biologique au www.equiterre.org
(section Agriculture écologique, S'informer)
Rédaction: Antoine GT, Nadine Bachand
Graphisme: Sébastien-Philippe Fortin
Coordination: Frédéric Paré
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