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C'est la rentrée...le retour du trafic!

Blog - Sidney Ribaux

Mercredi dernier, c’était la rentrée scolaire pour ma plus grande. Nouvelle école. Elle doit maintenant prendre un autobus pour s’y rende. L’école n’est pourtant qu’à 4 km, mais c’est trop long pour marcher et elle est encore trop jeune pour le transport public.

Le matin, l’autobus est arrivé à l’heure et elle est partie, comme une grande. Papa et maman avaient chacun les larmes aux yeux. Le soir, ce fut une tout autre histoire…

Nous étions tous à l’arrêt d’autobus 10 minutes avant l’heure prévue d’arrivée prévue : bébé, grand garçon, maman et papa. L’heure a passé et aucun autobus jaune en vue. Cinq minutes en de retard, mon épouse est inquiète. Dix minutes, et mon grand garçon s’impatiente. Quinze minutes, et bébé se met à pleurer. Vingt minutes, et papa est lui aussi inquiet lui aussi. Avait-t-elle bien compris qu’elle devait prendre l’autobus? Est-elle à l’école à nous attendre? Nous appelons l’école, pas de réponse! Nous rappelons, rien.

Après 45 minutes d’attente, papa, maman, grand garçon et bébé s’arrachent les cheveux sur la tête, se rongent les ongles et appellent à répétition l’école, sans succès. L’autobus l’a-t-il laissée au mauvais arrêt? Est-elle seule sur le coin d’une rue qu’elle ne connait pas? Se souvient-elle de son numéro de téléphone?

Une heure plus tard, elle arrive enfin. Ouf! Cinq minutes de plus et c’était l’arrêt cardiaque! Nous retournons à la maison, épuisés.

Le lendemain, on apprend la raison du retard: ils sont partis un peu tard de l’école et il y avait beaucoup de congestion routière. Eh oui, une heure de retard pour un trajet de plus ou moins 4 km!

Chaque année, c’est la même histoire. On parle du trafic pendant une semaine et puis, hop, on s’y habitue et c’est reparti! Pourtant la situation empire sans cesse. Pourquoi? Parce que collectivement, nous investissons dans les routes, les viaducs, les échangeurs et les ponts sans trop nous soucier des transports en commun. Résultat: on pousse encourage les familles à déménager en banlieue et à s’acheter deux ou trois voitures. La voiture gagne des adeptes et, dans les meilleures années, le transport en commun n’en perd pas.

Encore tout récemment, le gouvernement du Parti québécois – qui avait pourtant promis de réduire notre dépendance au pétrole – a gelé les investissements en transport en commun et annoncé 400 M$ pour une nouvelle autoroute (la 19). Drôle de façon de réduire notre consommation de pétrole!

Heureusement, il y a des gens qui veulent faire bouger les choses comme Équiterre, Vivre en ville et le Conseil régional de l’environnement. Ils vous proposent d’ailleurs de signer une pétition pour augmenter le financement du transport en commun. Allez-y! Si vous ne faites rien, il ne se passera rien! Et puis, je suis tanné d’attendre ma fille au coin de la rue!