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Des résolutions qui durent toute l’année!

Blog - Annick Girard

D'aussi loin que je puisse me souvenir, le 1er janvier, on se regroupe entre amis ou en famille pour échanger nos résolutions pour l’année à venir. Je ne sais jamais trop que dire, ayant l’impression d’être prise de court et de ne pas avoir trouvé de geste suffisamment important ou substantiel. J’y participe chaque fois avec intérêt, mais le manque de réflexion entourant l’exercice m’habite toujours un certain temps.

Honnêtement, la plupart du temps, ces bonnes intentions ne tiennent pas le coup plus de deux semaines et dès la mi-janvier, tout est oublié. Des résolutions tablettées dans les armoires de notre for intérieur! Peut-être justement par manque de réflexion ou parce que l’on choisit sur un coup de tête de changer, de manière très irréaliste, certains éléments qui font entièrement partie de notre vie.

Pourtant ce rituel me parle beaucoup, car il cache une volonté beaucoup plus significative, celle de faire mieux, de s’améliorer dans notre propre vie. Ça me plait bien moi de tenter de m’améliorer… et croyez-moi, il reste encore du chemin à faire! C’est aussi une première étape pour changer le monde, chacun à sa façon, ce en quoi je suis foncièrement engagée.

Pour mieux comprendre, je me suis demandé quelles étaient les origines des résolutions du Nouvel An.

Il s’avère que la tradition de prendre des engagements en début d’année remonte à 4000 ans. Les Babyloniens adoptaient de bonnes habitudes de vie en rendant les outils agricoles empruntés et en remboursant leurs dettes. Les Romains, eux, cherchaient à éviter de décevoir Janus, le dieu de la paix et des passages, en lui promettant de devenir un meilleur citoyen. Pour d’autres, les résolutions revêtent un caractère religieux. Quoi qu’il en soit, le dénominateur commun demeure le même : s’améliorer.

Il y a là tout un parallèle à faire avec le milieu environnemental, car nous misons beaucoup sur cette prise de conscience individuelle qui mène aussi à un mouvement collectif et significatif. Ce sont les premières étapes du changement.

Le temps est venu de renverser la vapeur et de prendre des résolutions qui durent. Mûrir la décision, consulter son entourage, s’inspirer des autres. En faire un réel exercice cartésien pour arriver à transformer les résolutions farfelues en objectifs concrets et se doter d’un plan d’action incluant les moyens pour arriver à les réaliser.

Ma résolution à moi? M’inspirer des gens qui m’entourent et célébrer leur engagement. Car de bonnes idées, il y en a partout et parfois même dans les plus petits gestes insoupçonnés. Des exemples? Chanceuse que je suis, mon milieu de travail abonde de collègues inspirants qui posent toutes sortes de gestes pour améliorer le sort de la planète.

Colleen Thorpe, chargée de projet en développement durable, va s’intéresser à l’investissement responsable cette année afin de transférer ses REER conventionnels vers des fonds éthiques. Infos : http://www.ethiquette.ca/

Marilène Bergeron, chargée de projet en transport durable, a pris la décision de produire le plus possible les aliments qu’elle consomme. Une étape à la fois, elle a réussi à produire ses propres fines herbes, en cultivant sur son balcon et dans un jardin communautaire. Prochaine étape : les tomates! Infos : http://agriculturemontreal.com/

Normand Roy, chargé de projet en bâtiment durable, va contrer le gaspillage alimentaire à la maison en consommant tous les restes des plats cuisinés, entre autres. Infos : http://www.sauvetabouffe.org/

Gaëlle Zwicky, agente de recherche et logistique pour le Réseau des fermiers de famille, a pris une résolution qui tient en trois volets. Sur le plan personnel : essayer de vivre le moment présent en étant ancrée dans la réalité. Au niveau de l’entourage : avoir plus d’empathie et moins de jugement, et finalement pour le volet société, s’informer davantage sur les enjeux pour mieux se mobiliser. Inspirant non?

Lyne Royer, agente principale en collecte de fonds, compte modifier son utilisation de produits nettoyants et d’hygiène personnelle en utilisant des produits en vrac et des contenants réutilisables. Infos : faire une recherche sur le web pour trouver des commerces près de chez vous.

Madalina Burtan, stagiaire aux communications, va s’informer sur les effets à long terme de l’utilisation des produits de beauté conventionnels qui contiennent quantité de produits chimiques néfastes pour la santé, et trouver des alternatives. Infos : http://www.davidsuzuki.org/fr/publications/ressources/2010/le-guide-du-consommateur-responsable-12-substances-toxiques-a-eviter-dans-vos-co/

Anne-Marie Legault, chargée de projet, choix collectifs, a entrepris d’utiliser des mouchoirs lavables plutôt que des mouchoirs jetables. Infos : http://www.laplumeamaman.com/le-mouchoir-lavable-une-alternative-design/

Je termine sur une idée bien sentie d’une de mes collègues (oui je les aime mes collègues) « Changer le monde, ce n'est pas un but, mais un long processus, un long cheminement! On peut toujours s'améliorer. » J’aime!

Et vous? Quelle est votre résolution pour les 365 jours de 2015?