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La famille écoresponsable : Moins consommer, un mode de vie contagieux!

Blog - Annick Girard

Depuis que j'ai pris la décision d’écrire ce blogue et d’incarner la famille écoresponsable typique, ma consommation a drastiquement diminué. Oui je l’admets, c’est un peu par peur de ne pas faire les bons choix, d’être jugée, de décevoir, mais c’est d’abord et avant tout l’effet puissant d’une simple petite question que je me pose systématiquement avant de consommer : « Est-ce que j’en ai vraiment besoin? ». À mon grand bonheur, la réponse aboutit presqu’inévitablement à un non bien clair et ressenti.

Au départ, ma petite famille n’est pas de celles qui consomment le plus. Mes deux jeunes garçons et mon chum choisiraient sans hésitation de faire du ménage ou de jouer dehors sous la pluie verglaçante plutôt que d’aller magasiner. Facile donc, vous direz! Pas vraiment, car les occasions de consommer et d’acheter des produits neufs sont nombreuses et font partie d’une certaine « normalité » à laquelle tout le monde est soumis, consciemment ou pas. Choisir la voie de la simplicité volontaire implique inévitablement de s’attirer des regards désapprobateurs, voire de l’exaspération de la part de certaines personnes qui comprennent mal notre volonté d’attendre avant d’acheter dans le but de trouver usagé ou de pallier à l’achat par d’autres moyens.

À lui seul, le sentiment de faire bande à part, d’être différente, de faire des choix allant à l’encontre du commun des mortels pourrait freiner mon désir de participer à ce défi. Mais NON! Pas question d’abdiquer et de me laisser entraîner dans la société de consommation… Un peu de résistance à un courant de masse n’a jamais fait de mal à personne. Au contraire, ça donne des ailes. Ça aiguise la volonté et permet de poser des gestes qui font une différence.

Depuis un certain temps, j’explore le partage ou la consommation collaborative. Ça vous dit quelque chose? Certains vont tout de suite penser à l’autopartage, tel qu’initié par Communauto. D’autres vont songer au partage de condos de villégiature (« time sharing »). En fait, le partage de biens de consommation représente un vaste univers d’opportunités pour réduire sa consommation! Il s’agit d’utiliser plutôt que de posséder. Cette philosophie n’est pas réservée aux moins nantis, mais à toute personne désirant réduire son empreinte environnementale et s’éloigner un peu des valeurs de la société de consommation. Du gros bon sens en puissance!

Saviez-vous qu’il est possible de partager sa cour avec des jardiniers en herbe, de partager sa maison ou son appartement, et même chose pour le contenu de son frigo? On peut aussi participer à des échanges de services, de compétences, de vêtements et d’objets divers. Une communauté axée sur des pratiques de partage et de consommation collaborative existe depuis belle lurette à travers le monde. Pour s’y impliquer localement, il suffit de joindre les réseaux existants ou de s’inspirer des formules les mieux adaptées à notre contexte pour en démarrer de nouvelles.

Encore plus simple : passer le mot dans son entourage. Récemment, un seul appel placé auprès de mes soeurs m’a permis de dénicher un manteau d’hiver propre, tout à fait sympa, pour me tenir au chaud durant mes déplacements en ville. Une deuxième vie instantanée à ce vêtement mis au rancart! Par contre, je cherche toujours un abat-jour « vintage » et des vêtements pour mes enfants qui ne cessent de grandir. Avis à tous….!

Pour en savoir plus sur cette manière de partager des biens et services et réduire sa consommation individuelle :

Quelques liens à explorer :

Et vous, comment partagez-vous? Quels sont vos trucs et astuces?

Moins consommer: par contagion ou par conscience?

Quand je demande aux gens que je connais pourquoi, par exemple, ils ont acheté tel nouveau véhicule, pourquoi ils travaillent pour avoir telle maison, ou encore pourquoi ils veulent ceci ou cela, le plus souvent j'entends qu'ils en "ont besoin". Mais si je gratte un peu ce besoin apparent, rapidement je découvre un autre besoin - celui-là moins l'fun à regarder - qui se cache derrière: celui d'être reconnu et apprécié par ses pairs, de "faire comme les autres" pour ne pas se sentir attaqué, menacé, humilié, ou pire, exclu et isolé. La plupart des gens consomment par peur...et ils vont diminuer leur consommation par peur. Or, quand la peur est le moteur de notre comportement, il s'agit-là d'une force extérieure qui ne provoque pas de changement véritable et durable à long terme. Quand on a peur de ne pas paraître assez beau, assez bon, ou assez conforme à notre groupe d'appartenance, notre consommation dépend, encore et avant tout, de ce qui est à l'extérieur de nous et non de nos vrais besoins. Comment être en contact avec nos besoins fondamentaux et retrouver notre équilibre de vie? Oui! à oser se questionner: "Quel est le besoin que je cherche à combler ici?"!... Oui! à oser écouter la réponse qui vient vers nous. Et oui! à mettre en action ce que notre coeur nous dit, malgré les réticences de notre tête, et des gens autour qui ont peur! Étrangement, plus on s'écoute, plus on se rapproche du monde, de nos besoins fondamentaux mutuels, de ce qui est le plus important pour nous...