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Le réchauffement climatique s'accélère

Blog - Steven Guilbeault

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a rendu public vendredi dernier le premier des trois volets de son Cinquième rapport d’évaluation. Ce document fait état de l’importance toujours croissante de l’impact de l’activité humaine sur les changements climatiques planétaires.

Avant d’aller plus loin, qui est donc le GIEC, vous demandez-vous peut-être? Il s’agit d’un groupe de scientifiques formé conjointement par l’Organisation météorologique mondiale et les Nations unies en 1988 afin de guider les décideurs mondiaux sur la question des températures sur la planète.

Comment fonctionne le GIEC? Essentiellement, cet organisme publie tous les cinq ou six ans une méta-étude sur la question du climat, c’est-à-dire qu’il procède à une revue de la littérature scientifique mondiale afin d’en dégager les grandes lignes.

Le document rendu public vendredi a été écrit par quelque 250 scientifiques, entériné par les gouvernements de 118 pays et est basé sur 9 000 articles scientifiques publiés au cours des dernières années.

Le premier rapport publié en 1990 parlait bien d’une tendance au réchauffement, mais ajoutait que, les données et les modèles climatiques étant limités, il faudrait une dizaine d’années avant d’avoir un portrait plus précis de la situation.

En 1995, le GIEC conclut qu’«un faisceau d’éléments suggère qu’il y a une influence perceptible de l’homme sur le système climatique global». On commençait alors à percevoir l’influence de l’humain.

En 2001, le GIEC en vint à la conclusion qu’il est «probable» (66 % de probabilités) que le réchauffement depuis les années 1950 soit en grande partie le résultat de l’activité humaine.

En 2007, cette conclusion passa de «probable» à «très probable» (90 % de probabilités).

Dans le rapport publié vendredi, le «très probable» devient «extrêmement probable» (plus de 95 % de probabilités).

Voici quelques-unes des conclusions du rapport :

  • La fonte des calottes polaires durant la dernière décennie a été beaucoup plus rapide qu’au cours des années 1990.
  • Le niveau des océans va augmenter de 18 à 82 cm au cours des 100 prochaines années.
  • L’importance de l’augmentation annuelle du niveau de la mer a été deux fois plus grande de 1993 à 2010 que de 1901 à 2010 (3,2 mm contre 1,7 mm).

J’espère que nos leaders vont prendre quelques minutes pour s’attarder à ce rapport.

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