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L'éolien a le dos large

Blog - Steven Guilbeault

On a fait grand cas dans les médias ces derniers temps du rôle de l’industrie éolienne dans l’augmentation des tarifs d’électricité demandée par Hydro-Québec, accusant cette filière énergétique de tous les maux – dont des pertes importantes pour le Trésor public.

La réalité est pourtant bien plus complexe que ce qu’une bonne partie de la couverture médiatique peut laisser croire. D’abord, la production éolienne n’est pas responsable de la totalité de la demande de hausse des tarifs d’électricité, mais bien de la moitié. Environ le tiers de la hausse demandée résulte de nouveaux investissements dans le réseau de transport et de distribution d’électricité pour répondre à la demande croissante dans les secteurs résidentiel et commercial, et le reste, à un meilleur taux de rendement qu’Hydro-Québec aimerait obtenir.

Ensuite, il est trompeur de ne comparer le prix de l’électricité produite par les éoliennes qu’avec celui de l’électricitié de barrages que nous avons construits il y a 40 ans et dont les coûts sont largement amortis aujourd’hui. Bien sûr, il faut comprendre la différence entre le coût moyen de notre électricité (qui se rapporte à l’ensemble de notre parc de production d’électricité) et le coût marginal, soit celui des nouveaux projets. Dans cette optique, il y a effectivement une différence importante : le coût moyen est d’environ 3 cents/kilowatt-heure (kWh), alors que l’électricité éolienne en coûte environ 10.

Publié dans La vie en vert, journal Métro

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Quoi qu'en n'en dise, les éoliennes, les panneau solaires, les chauffe eau solaires et autres produits pour énergie renouvelables sont bons pour la planète, mais mettent beaucoup de temps avant d'être rentabilisé. Mais sur du long terme, quelque soient les calculs effectués, c'est bien rentabilisé, c'est sûr. Merci pour l'article et à bientôt