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Les élections et l'environnement, suite

Blog - Steven Guilbeault

Difficile de parler de la dernière semaine électorale sans aborder le débat des chefs. Mais il serait tout aussi difficile de faire une chronique sur la place qu’y a tenue l’environnement…

N’eussent été les interventions de Françoise David, de Québec solidaire, qui est revenue sur les enjeux des changements climatiques et environnementaux à quelques reprises, nous n’en aurions pas entendu parler.

Je ne comprends pas comment on peut affirmer que l’économie et la santé sont des priorités sans dire qu’une partie trop importante de notre économie a encore des effets néfastes sur les conditions de vie sur terre: pensons à l’utilisation excessive des ressources naturelles, à la pollution de l’eau et de l’air, et à l’impact des changements climatiques.

Comment parler de santé et ignorer que, selon l’Association médicale canadienne, la pollution atmosphérique est responsable chaque année, au Canada, de plus de 21 000 décès prématurés, de 92 000 visites aux urgences et de 620 000 visites chez le médecin? On estime que le coût économique des maladies et des décès associés à la pollution de l’air, au Canada, se chiffre à plus de 8G$ par année.

Parti libéral du Québec (PLQ) et Coalition avenir Québec (CAQ)
Mais revenons aux plateformes des partis. La semaine dernière, je vous ai parlé de celle du Parti québécois. Cette semaine, j’aborderai celles du PLQ et de la CAQ, qui ont comme pierre angulaire le fleuve Saint-Laurent. Les deux partis proposent de faire du fleuve un axe de développement majeur dans les années à venir. Dans les deux cas, il s’agit d’une vaste stratégie visant à augmenter le transport des marchandises, à moderniser le tourisme, à améliorer l’offre des traversiers, etc.

Le transport des marchandises par bateau plutôt que par camion comporte des avantages écologiques et énergétiques indéniables; l’aluminerie Alouette de Sept-Îles utilise des barges plutôt que des camions pour le transport de l’aluminium, ce qui permet de réduire de 8000 heures par année le camionnage sur la route 138!

Bien qu’intéressantes, les mesures de ce type ne sauraient toutefois être qualifiées de politique environnementale en soi. J’aurais aimé entendre ces deux partis sur leurs stratégies énergétiques, sur les transports ou encore sur le climat.

Plusieurs groupes écologistes ont d’ailleurs publié leur «plateforme» environnementale. Vous pouvez la trouver sur le site d’Équiterre.

Pour suivre la chronique La vie en vert de Steven Guilbeault dans le Journal Métro.