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Les scientifiques à la rescousse du Canada

Blog - Steven Guilbeault

La semaine dernière, une soixantaine d’universitaires canadiens et canadiennes ont rendu public un document intitulé « Agir sur les changements climatiques : solutions d’universitaires canadiens et canadiennes ». Ces universitaires proviennent de toutes les provinces canadiennes et rassemblent des expertises allant des sciences sociales à l’ingénierie en passant par la biologie.

Face à un gouvernement canadien qui a abdiqué ses responsabilités dans la lutte aux changements climatiques, ces universitaires ont décidé de préparer leur propre plan d’action de lutte aux changements climatiques, un plan qui prévoit, entre autres, une section sur l’adaptation aux changements climatiques, ou comment rendre notre pays plus résilient.

Le constat qu’ils font de la situation actuelle au niveau fédéral? « L’absence de leadership dans le dossier des changements climatiques a donné lieu à l’émergence d’un ensemble hétéroclite de politiques provinciales, chacune traitant du dossier selon ses priorités et à sa façon. (1) »

Les soixante dix universitaires proposent que le Canada adopte, parmi d’autres, les objectifs suivant afin de faire face à la menace climatique :

  • 100% d’électricité à faibles émissions de GES d’ici 2035;
  • une cible de réduction de 80 % de GES d’ici 2050;
  • que le Canada emboîte le pas aux États-Unis et adopte une cible de réduction des émissions de ses GES de 26 ou de 28% d’ici 2025 par rapport au niveau de 2005.

Pour y arriver, nous comptons déjà sur certains acquis. Dans une proportion de 26,6 %, nos sources d’énergie émettent peu de GES, ce qui est au-dessus de la moyenne mondiale de 18,3 % mais loin, loin derrière certains pays comme la Suède où ce pourcentage est de 68 % ! (2)

Comment y parvenir?

Il faut mettre un frein à l’étalement urbain, augmenter la densité d’occupation et rapprocher les services à la population, de façon à réduire la dépendance à l’automobile.

Il faut augmenter de façon importante les normes de construction écologiques (à l’image par exemple de la Maison du développement durable).

Notre économie doit également prendre un virage vers une économie plus verte et sobre en carbone et cela doit notamment passer par la mise en place, à l’échelle canadienne, d’un prix sur le carbone.

Pour toute personne qui s’intéresse un tant soit peu à la question des changements climatiques, ce document est un incontournable et nous pouvons remercier ceux et celles qui l’ont rendu possible.

Source 
(1) http://biology.mcgill.ca/unesco/FR_Fullreport.pdf p. 20.
(2) Ibid, p. 23.