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Matières organiques : une bonne nouvelle!

L’administration du maire Michael Applebaum a donné le feu vert à l’implantation de quatre centres de compostage destinés à desservir l’ensemble de l’île de Montréal à compter de 2016.

Cette décision fait suite à un avis favorable que la Ville a reçu de l’Office de consultation publique de Montréal. La plupart des intervenants de la scène municipale – de Projet Montréal à la Communauté métropolitaine de Montréal – ont salué la décision de l’Administration.

Les trois premiers centres seront opérationnels à partir de 2016, l’un dans le secteur est, un autre à Saint-Laurent et le troisième au Complexe environnemental Saint-Michel. Une usine de biométhanisation sera également construite à Saint-Michel. Le quatrième centre se trouvera à LaSalle et accueillera également une usine de biométhanisation. Il ne sera toutefois pas réalisé avant 2020.

Pour les non-initiés, rappelons que la biométhanisation permet de transformer des déchets organiques pour en tirer un gaz, qu’on appelle généralement biogaz. Ce gaz peut ensuite être utilisé comme source d’énergie.

Les trois premiers centres seront opérationnels à partir de 2016, l’un dans le secteur est, un autre à Saint-Laurent et le troisième au Complexe environnemental Saint-Michel.

Les travaux de construction seront réalisés en 2014 et 2015, mais il faudra attendre 2017 avant que la collecte du compost puisse être étendue à l’ensemble du territoire. Il faut cependant déplorer que les immeubles de neuf logements et plus soient toujours exclus de cette collecte.

Au-delà de l’appui que l’Administration Applebaum et les deux derniers gouvernements du Québec ont donné à ce projet, je tiens à souligner la détermination de la conseillère de Projet Montréal Josée Duplessis, qui a fait un travail colossal dans ce dossier au fil des ans. Pour ceux et celles qui sont complètement désillusionnés de la politique, ça redonne espoir.

Seule ombre au tableau, l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension a dénoncé le choix de cet arrondissement à cause de son lourd passif dans le domaine de la gestion des déchets. La mairesse de l’arrondissement, Anie Samson, a pour sa part reconnu que la Ville « a pris une décision au nom de l’équité territoriale et non au nom du bien-être des citoyens de son arrondissement ».

Dans un monde idéal, tout le monde s’occuperait dans sa cour de ses propres déchets… Mais nous ne vivons pas dans un monde idéal et il faut parfois faire des choix difficiles. C’est exactement ce que l’Administration Applebaum vient de faire.

Chronique du Journal Métro