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Obsolescence : quel rôle joue le consommateur?

 

Connaissez-vous le kintsugi?

Il s’agit d’un art japonais qui consiste à réparer les porcelaines ou céramiques brisées, en les réparant à l’aide d’une colle à base d’or, qui les embellit en augmentant leur durée de vie. Les Japonais accordent d’ailleurs une valeur plus importante à ces objets restaurés qu’à leur version originale. Intéressante philosophie alors qu’aujourd’hui, différentes tactiques de marketing nous incitent à considérer qu’un objet est dépassé dès que sa nouvelle version est disponible, même si le-dit objet est toujours fonctionnel.

La pub qui nous veut du bien… !

Avez-vous déjà fait l’exercice, en vous rendant à votre travail par exemple, de compter le nombre de publicités que vous croisez en chemin? Attention, les annonces sur votre cellulaire comptent aussi! ;-) Chaque jour, ce sont des dizaines, voire des centaines de publicités qui nous envahissent. Rien de nouveau ici, mais vous conviendrez que notre volonté à ne pas se faire influencer par la publicité doit relever de la force d’esprit de Maître Yoda. Est-ce aussi difficile de ne pas succomber à la tentation de remplacer un objet qui fonctionne encore –ou presque? Ça ne semble pas logique… Quelles raisons nous poussent donc à agir ainsi?

  • En premier lieu vient fréquemment la dimension économique : lorsqu’un objet brise, mais peut se réparer, il est souvent moins cher d’acheter la nouvelle version que de trouver un moyen de continuer d’utiliser l’objet d’origine. Eh oui...
  • La technologie moins avancée de notre bon vieux cellulaire -par exemple- peut aussi faire pencher la balance en la faveur d’une version plus récente. À moins que ce soit la recherche de nouveauté ? ;)
  • Les incitatifs comme les cadeaux reçus ou les promotions offertes peuvent encourager à mettre au placard un bien encore fonctionnel.
  • La perte d’attirance envers l’objet possédé explique aussi tout simplement certains choix. Vous rappelez vous de la figurine de cow-boy abandonnée par l’enfant qui grandit dans Toy Story ?

C’est déjà un grand pas de prendre conscience de cette réalités !

Quoi faire alors?

  • Modifier nos réflexes de consommateurs et réduire à la source! Consommer moins, pourquoi pas ? « L’homme heureux est celui qui sait se contenter » (citation d'un certain amoureux ce matin ;)) Défi : la prochaine fois que vous voyez venir l’envie d’acheter un nouveau bien, demandez-vous si vous en avez vraiment besoin.
  • Halte à nos réflexes qui nous poussent à jeter trop d’objets à la poubelle ou même au recyclage – somme toute très énergivore – plutôt que de les réutiliser ou les valoriser / prendre le temps de s’interroger sur les mécanismes qui guident nos comportements. À chaque fois que l’on voit venir l’intention de se départir d’un objet encore fonctionnel, se demander pourquoi.
  • En dernier recours, essayer d’offrir une 2e vie à l’objet remplacé en le donnant à quelqu’un qui en fera bon usage. Le placard ad vitam eternam ce n’est une solution valable que pour le balai ! ;)

Et vous, quelles raisons vous poussent à vous débarasser de biens avant leur fin de vie réelle ?

Dans le prochain opus, on propose une solution concrète et à la portée de tous : la réparation. Ce sera un fourmillement de bonnes idées, et chacun pourra en tester une, et se l’approprier, pour avancer sur le chemin de la consommation plus durable!