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Pédale douce avec les cyclistes S.V.P!

La récente controverse entourant l’application un peu zélée que le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a faite du livre de règlements concernant les cyclistes a fait couler beaucoup d’encre et bouger beaucoup d’électrons sur les réseaux sociaux.

Le SPVM a affirmé qu’il voulait simplement faire respecter le Code de la route et sanctionner les fautifs. Pourtant, l’administration s’est vite retrouvée sous les feux des médias et a tenu du coup à préciser qu’il n’y avait pas d’application abusive du code.

Le SPVM a justifié cette campagne, entre autres, par le fait qu’il y a cette année un plus grand nombre de décès de cyclistes qu’à pareille date l’an dernier.

Même si cela est vrai, on ne devrait pas se contenter de regarder les statistiques d’une année à l’autre, mais tenir compte des tendances. Or, on constate que le nombre de collisions, toutes catégories confondues, est en forte diminution, étant passé de 824 en 2005 à 635 en 2011, une diminution de plus de 20 % en 6 ans!

Entendons-nous bien, il y a encore beaucoup trop de cyclistes qui se conduisent de façon totalement irresponsable, et ces délinquants doivent subir des sanctions.

Ce n’est donc pas la remise de ce type de contraventions que Vélo Québec, ainsi que plusieurs autres organismes et commentateurs, ont dénoncée. Ils ont souligné les excès de zèle, la mise en place de «trappes à cyclistes», les constats d’infraction donnés parce qu’un cycliste ne s’était pas arrêté pour trois secondes (tel que le prévoit la loi) ou parce qu’il n’y avait pas de réflecteurs sur les pédales de son vélo… Autre exemple : des représentants de l’ordre m’ont suggéré d’aller trois ou quatre rues plus loin pour emprunter une piste cyclable au lieu de rouler sur la rue parce que la piste cyclable que j’allais emprunter était fermée!

Une partie du problème tient probablement au fait que la pratique du vélo, et je parle ici du vélo utlilitaire, pour les déplacements de tous les jours, a augmenté de façon fulgurante (nous sommes maintenant 1,3 million à choisir régulièrement ce mode de transport!) alors que les mentalités de certains, ainsi que les règlements, relèvent d’une ère où le vélo était essentiellement un loisir.

À la suite d’une rencontre entre Vélo Québec, le SPVM et la Ville de Montréal, le SPVM a décidé de changer son approche… Un heureux dénouement!

Chronique du journal Métro