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Québec et Ottawa doivent agir dans le dossier Enbridge

Blog - Steven Guilbeault

Selon Équiterre, la Communauté métropolitaine de Montréal et l’Union des producteurs agricoles, les gouvernements du Québec et du Canada doivent prendre leurs responsabilités dans le dossier Enbridge.

J’ai participé jeudi dernier, au nom d’Équiterre, à une conférence de presse en compagnie de représentants de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et de l’Union des producteurs agricoles (UPA). Nous avons exigé que Québec et Ottawa prennent leurs responsabilités dans le dossier Enbridge quant à la protection des populations et de l’environnement.

Nos organismes ont participé en décembre dernier à la Commission de l’agriculture, des pêcheries, de l’énergie et des ressources naturelles, (CAPERN), mise sur pied par le gouvernement Marois et portant sur l’étude du projet d’inversion de la ligne 9B d’Enbridge.

Contrairement à ce qu’on a rapporté dans certains médias, je n’ai pas donné «d’appui conditionnel». En fait, j’ai précisé que, même si Équiterre, la CMM et l’UPA n’ont pas la même position sur le projet, Équiterre étant contre alors que la CMM et l’UPA l’appuient de façon conditionnelle, nous nous entendons sur le fait que Québec doit donner suite aux conclusions de la CAPERN et qu’Ottawa doit changer les lois sur le transport du pétrole.

La CAPERN a produit un rapport où elle donne son aval au projet Enbridge, mais à 18 conditions. Parmi ces conditions, on retrouve l’exigence que l’entreprise procède à des tests «hydrostatiques» sur ses pipelines, tout comme le lui avait demandé le Bureau sur la sécurité des transports des États-Unis, à la suite de l’accident de Kalamazoo en 2010. Une autre des conditions émises par la CAPERN est que tout le pétrole doit être utilisé au Québec. Donc, pas d’exportation.

Le gouvernement du Québec s’est d’ailleurs engagé à soumettre certaines données sur l’état du pipeline Enbridge à une étude indépendante.Pourtant, deux mois après la fin de la CAPERN, il n’y a pas eu de suivi.

La maire de Montréal, monsieur Denis Coderre, agissant à titre de président de la CMM, a d’ailleurs rappelé que le projet Enbridge ne saurait aller de l’avant sans que le gouvernement du Québec s’assure que les 18 conditions soient mises en œuvre.

Lors de la conférence de presse, tant la CMM que l’UPA et Équiterre ont dénoncé le fait que depuis la fin de la CAPERN, Québec n’a pas donné signe de vie, alors que l’Office national de l’énergie s’apprête à rendre sa décision dans ce dossier, une situation que nous avons tous jugée inacceptable.

Pour suivre la chronique La vie en vert de Steven Guilbeault dans le journal Métro.