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Triste échec du Sommet de Varsovie

Blog - Steven Guilbeault

La dernière conférence de l’ONU sur les changements climatiques a pris fin samedi dernier sur une note plutôt discordante.

Pour la première fois depuis plusieurs années, je n’ai pas participé à cette conférence. Pour vous dire, je pense que j’avais besoin d’une pause de ces rencontres, le peu de progrès accompli depuis la conférence de Copenhague, en 2009, devenant un peu assommant. Et je ne suis pas le seul à être frustré.

Au cours de la conférence, les représentants des grands groupes écologistes, sociaux et syndicaux de la planète, frustrés par l’état des négociations, ont claqué la porte : une première!

Les élections australiennes de septembre ont été un choc pour toute la communauté internationale qui s’intéresse à la question du climat.

En effet, le nouveau gouvernement de droite de Tony Abbott entend bien mettre à la poubelle (même pas au recyclage!) tous les efforts de lutte aux changements climatiques que le gouvernement de Julia Gillard avait, avec beaucoup de difficultés, mis en place.

M. Abbott tient d’ailleurs un discours ambigu sur la question des changements climatiques. Ça me fait un peu penser à un autre pays, celui-là pas mal plus au nord, où on recule aussi dans la lutte aux changements climatiques et où le gouvernement mène une bataille en règle contre la science.

Hélas, il semble qu’en se retirant du Protocole de Kyoto, le Canada ait en quelque sorte ouvert la porte à ce qu’on voit en Australie et, plus récemment, au Japon, où on a annoncé la semaine dernière que les efforts nationaux de réduction des GES seraient revus à la baisse.

Malgré ces reculs importants sur la scène internationale, une grande partie de la diplomatie planétaire affiche toujours sa volonté de lutter contre les changements climatiques. Plusieurs joueurs importants maintiennent la pression pour qu’il y ait enfin entente au prochain grand rendez-vous de l’ONU sur le climat, qui se tiendra à Paris en 2015. Ban Ki-moon vient d’ailleurs d’annoncer un sommet, préparatoire à celui de Paris, qui aura lieu à New York en septembre 2014.

Un accord international demeure, malgré les hauts et les bas des négociations internationales, un élément nécessaire dans la lutte aux changements climatiques. À un problème global, il faudra une solution globale. Mais cette solution devra inévitablement passer par la pression populaire, notamment dans les pays les plus récalcitrants, comme le nôtre. Soyez-en!

Suivre la chronique La vie en vert de Steven Guilbeault dans le Journal Métro