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Une proposition pour M. Couillard

Blog - Steven Guilbeault

Philippe Couillard n’a pas caché que LA priorité de son gouvernement sera l’économie. Pour plusieurs, cela signifie que les questions environnementales risquent d’écoper. Il faut pourtant cesser d’opposer l’économie à l’environnement.

Le dernier inventaire des émissions de gaz à effet de serre du Québec est assez probant: de 1990 à 2010, les émissions de GES au Québec ont diminué de 1,6% (sous les niveaux de 1990). Or, au cours de cette même période, la population a augmenté de 13,0%, et le PIB, de 48,6%. Donc, la preuve est faite que nous pouvons avoir une économie prospère, une population croissante et un bilan environnemental en progression.

Le Parti libéral version 2014 peut d’ailleurs tabler sur un héritage important de lutte aux changements climatiques. Les actions posées par le gouvernement Charest ont été saluées par plusieurs. David Suzuki, Al Gore, l’organisme Équiterre et Arnold Schwarzenegger – alors gouverneur de la Californie – ont tous reconnu cette contribution positive. Au bilan Charest, on notera, entre autres, la redevance sur les hydrocarbures, la mise en place du Fonds vert visant à financer les réductions d’émissions de GES et l’adoption des standards d’émissions de la Californie.

La création de la redevance sur les hydrocarbures, dont les deux tiers du financement ont été alloués essentiellement au transport collectif, a contribué à accroître l’achalandage de celui-ci de 11%.

Rappelons que l’objectif que le Québec s’est fixé en matière de réduction des émissions de GES est de 6% sous les niveaux de 1990. Si le Québec n’atteint pas son objectif de 2012 (compiler ces données demande du temps: nous aurons les chiffres à l’automne), certaines tendances, comme l’augmentation de l’utilisation du transport collectif, portent à croire que nous nous en approcherons.

Autre élément encourageant, durant la campagne électorale, le PLQ s’est engagé à conserver la Bourse du carbone, système que le gouvernement Charest avait mis en place en collaboration avec la Californie, et que le PQ a maintenu.

Plusieurs voies s’offrent donc au nouveau premier ministre pour faire du Québec un État prospère tout en réduisant notre empreinte écologique. J’espère qu’il saura s’en inspirer.

Pour suivre la chronique La vie en vert de Steven Guilbeault dans le journal Métro.

Prospérité économique et environnementale vont de pair

Il est grand temps de constater qu'il n'est pas nécessaire de déshabiller Pierre pour habiller Paul. Il est possible -et souhaitable- d'être "à l'aise" ET que notre environnement se porte bien lui aussi. C'est un enjeu fondamental de prendre conscience de cette réalité. Dans cet état d'esprit, plusieurs voies s'offrent effectivement au PLQ et au québécois pour faire prospérer le Québec, tant sur le plan économique qu'environnemental: la création d'emplois pour développer les énergies vertes, des mesures pour accroître la disponibilité et l'utilisation des matières recyclées dans les industries manufacturières qui en font l'usage (et qui voudraient en avoir plus), des programmes pour développer des nouveaux produits et PME écolos, de l'aide pour faciliter le travail des producteurs bio,...Il y a tellement de possibilités! M. Couillard osera-t-il élargir sa vision de la prospérité?