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Victoire de l’ONU à New York

Blog - Steven Guilbeault

Ce n’est pas tous les jours que vous allez m’entendre parler d’une victoire à l’Organisation des Nations Unies (ONU) sur la question du climat. Pourtant, il semble bien que Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, ait réussi son pari de relancer le processus de négociations en vue de la conférence de Paris qui se tiendra à la fin de 2015 dans la Ville Lumière.

Personne ne s’attendait à ce que les chefs d’État ou de gouvernement règlent le sort du climat à New York la semaine dernière. Ce qu’on cherchait surtout, c’était une ouverture de la part des 125 leaders présents à aller au-delà des engagements, volontaires rappelons-le, qui ont été pris à Copenhague en 2009. Ban Ki-moon espérait également changer le ton qui règne depuis plusieurs années, un ton empreint de défaitisme et d’attentisme.

Or, le Sommet de New York a donné lieu à une série d’initiatives qui auront des répercussions à l’échelle des pays, des marchés financiers internationaux et sur les collectivités locales, notamment :

- l’annonce par l’ONU de la création d’un fonds de 200G$, d’ici l’an prochain, pour la lutte aux changements climatiques, la décarbonisation des portefeuilles d’investissement et le financement de l’adaptation aux changements climatiques;

- l’annonce par la fondation Rockefeller, ainsi que par d’autres importants fonds d’investissement, d’une vaste campagne visant à rediriger 50G$, présentement versés au secteur pétrolier, vers les énergies renouvelables et les technologies vertes;

- l’Union européenne, qui s’est engagée à réduire ses gaz à effet de serre de 40 % d’ici 2030. Ce faisant, elle devient l’un des rares acteurs à aligner ses objectifs sur les demandes de la communauté scientifique;

- une mobilisation de la société civile sans précédent alors que 400 000 personnes ont marché dans les rues de New York et dans plus de 160 pays dans le monde.

Comme le rappelait la secrétaire exécutive de la convention de l’ONU sur le climat, Mme Christanna Figueres, lors de son passage à Montréal la semaine dernière, il reste encore beaucoup de travail à accomplir. La bonne nouvelle dans tout ça : nous sommes de plus en plus nombreux à chercher à faire partie de la solution!