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13e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques - Les attentes sont grandes et Réseau action climat demande au Canada de saisir l’occasion

Bali, Indonésie, le 3 décembre 2007 — La 13e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques commence aujourd'hui à Bali en Indonésie sur le fond d'une année exceptionnelle pour le climat. L'urgence d'une action musclée pour faire face à la crise climatique est maintenant reconnue mondialement et la conférence de Bali présente à la communauté internationale une occasion unique d'agir afin de prévenir les changements climatiques dangereux.

« Le Réseau action climat commence cette conférence avec optimisme », soutient Steven Guilbeault, porte-parole d'Équiterre. « Plusieurs pays ont signifié leur volonté d'aller de l'avant pour développer un cadre pour l'après-2012 sous l'architecture de Kyoto ».

Par exemple :

• Le gouvernement australien nouvellement porté au pouvoir a pris la décision de ratifier le Protocole de Kyoto, ce qui laisse les États-Unis comme le seul pays industrialisé à ne pas avoir ratifié l'entente.
• Les pays en voie de développement incluant la Chine, l'Inde et le Brésil ont soutenu cette année au Sommet du G8 qu'ils « sont prêts à faire leur juste part pour combattre les changements climatiques », et ont commencé à exposer leurs plans. La Chine, par exemple, s'est engagée à accroître son efficacité énergétique de 20% d'ici 2010 et à augmenter la part des énergies renouvelables sur son territoire à 15% d'ici 2020.
• L'Union européenne s'est unilatéralement engagée à réduire ses émissions de 20% sous les niveaux de 1990 d'ici 2020 et de 30% si les autres pays prennent des engagements suffisants.
• La Norvège s'est déjà engagée à réduire ses émissions de 30% sous les niveaux de 1990 d'ici 2020 et de 100% d'ici 2050.

« Le leadership démontré par des pays clés apporte un vent d'optimisme à la Conférence et crée un climat favorable à une percée à Bali. Est-ce que le Canada sautera sur cette occasion et fera partie de la solution? » questionne Emilie Moorhouse, responsable de la campagne atmosphère et énergie du Sierra Club du Canada.

Le Canada doit faire preuve de leadership en appuyant l'objectif de limiter les augmentations de températures globales à moins de 2oC et en renforçant son plan et ses cibles de réduction des gaz à effet de serre en fonction de cet objectif. Le plan du gouvernement fédéral repousse l'atteinte de l'objectif du Protocole de Kyoto par le Canada pour la période 2008–2012 après 2020. De plus, toutes les études indépendantes ayant analysé le plan du Canada ont conclu que les mesures mises en place ne permettraient même pas l'atteinte des objectifs du plan.

Si le Canada ne renforce pas ses positions actuelles en les alignant sur celles des pays qui font preuve de leadership, il pourrait devenir un obstacle au succès de cette conférence historique et à la négociation d'une entente sur l'après-2012.

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Pour informations (à Bali) :

Jean-Francois Nolet, Équiterre
jfnolet@equiterre.qc.ca
+62 81 338 969139

Emilie Moorhouse, Sierra Club du Canada
emiliem@sierraclub.ca
+62 81 338 969125

(en anglais)
Sarah Marchildon, Fondation David Suzuki
smarchildon@davidsuzuki.org
+62 81 338 989047