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48 000 signataires! Bilan de la pétition « Sauvons notre Route verte »!

Montréal, lundi 26 octobre 2015 – La pétition « Sauvons notre Route verte », regroupant 48 000 signatures, sera déposée aujourd’hui auprès de 13 députés dans 10 régions pour demander au gouvernement du Québec de maintenir le programme d’entretien de la Route verte. Ce dépôt s’inscrit dans une démarche où tous les partis politiques de l’Assemblée nationale seront sollicités afin de signifier au gouvernement l’importance de la Route verte pour toutes les régions du Québec. La pérennité de ce joyau de 5300 kilomètres, qui traverse près de 400 municipalités, dans 16 régions et 94 MRC, doit être une priorité.

Les députés suivants recevront une copie de la pétition « Sauvons notre Route verte » :

M. Philippe Couillard, Premier ministre et ministre responsable de la région du Saguenay-Lac-St-Jean
Mme Christine St-Pierre, ministre responsable de la région de Laurentides
M. Pierre Paradis, ministre responsable de la région de l'Estrie
M. Sam Hamad, ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale
M. Jean D'Amour, ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine
M. François Gendron, député d'Abitibi-Ouest
M. Sébastien Schneeberger, député de Drummond–Bois-Francs
M. François Bonnardel, député de Granby
Mme Maryse Gaudreault, députée de Hull
M. Sylvain Pagé, député de Labelle
M. Sylvain Rochon, député de Richelieu
Mme Manon Massé, députée de Sainte-Marie–Saint-JacquesMme Martine Ouellet, députée de Vachon

 

Il y a un an, le gouvernement du Québec annonçait l’abolition du programme d’aide à l’entretien de la Route verte, évalué à 2,8 M$. Ce programme permettait un financement à frais partagés avec les municipalités traversées par le réseau cyclable national. En lançant la pétition « Sauvons notre Route verte » en août dernier, Équiterre s’est ainsi joint à plus de 160 municipalités ayant adopté des résolutions d’appui et à de nombreux acteurs des milieux des affaires, du tourisme, du loisir et de l’environnement.

« Alors que le gouvernement du Québec souhaite devenir un leader dans le dossier du climat, il est inconcevable de reculer sur un dossier aussi élémentaire que la promotion du cyclisme », a déclaré Sidney Ribaux, directeur général d’Équiterre. « Cette coupe budgétaire envoie le mauvais message aux citoyens qui tentent de réduire leur impact environnemental ».

« C’est 48 000 citoyen(ne)s, cyclistes et touristes qui disent au gouvernement du Québec J’aime la Route verte. Cette pétition confirme la nécessité de trouver des solutions pour la sauver. Rappelons que Vélo Québec a déposé au gouvernement du Québec en juillet dernier 5 propositions concrètes pour assurer la pérennité de la Route verte. Un réseau ayant une renommée internationale et un vaste succès ne peut se permettre de perdre certains de ses segments ou de subir une détérioration de ceux-ci », mentionne Louis Carpentier, directeur, développement de la Route verte à Vélo Québec.

De gauche à droite : M. André Leclerc, président-directeur général de Keroul, M. Sidney Ribaux, directeur général d'Équiterre, M. Louis Carpentier, directeur, développement de la Route verte à Vélo Québec et M. Alexandre Taillefer, associé principal, XPND Capital.

Pour André Leclerc, président-directeur général de Keroul, « ces coupures dans l’entretien du réseau cyclable toucheront directement les personnes à capacités physiques restreintes, qui utilisent en grand nombre les pistes cyclables de la Route verte qui sont accessibles, confortables et sécuritaires. »

Selon Alexandre Taillefer, associé principal, XPND Capital, « la Route verte est l’un des plus éloquents exemples de tourisme vert au monde. Des centaines d’hôtels et lieux d’hébergement et de restauration, les attractions touristiques, les produits régionaux, les boutiques vélo profitent de la vitalité économique créée par la Route verte. Une démonstration qu’il est possible de concilier développement économique et impératifs sociaux et environnementaux ».

« Le vélo est un loisir accessible à tous, encore plus dans l'environnement sécuritaire qu'offrent les pistes cyclables, a ajouté Maurice Dupont, président du Réseau FADOQ. Nos membres et les personnes de 50 ans et plus en général sont de grands utilisateurs de la Route verte; il serait très nuisible de leur enlever cette infrastructure qui, pour un montant minime, est sans doute le meilleur investissement que peut faire le gouvernement pour favoriser le vieillissement actif ».

« La réalité, c’est que sans le programme d’entretien de la Route verte, certains tronçons ne seront plus entretenus adéquatement et seront tout simplement fermés. L’impact de l’abolition du programme d’aide à l’entretien se fait sentir de façon importante, principalement sur les tronçons en zone rurale, mettant ainsi en danger la pérennité de la Route verte » a déclaré Réjean Parent, Président de l’Association des réseaux cyclables du Québec (ARCQ).


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Source
Équiterre
Julie Tremblay
514 966-6992
jtremblay@equiterre.org