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Coupures de services à la STM, faute de financement : des groupes demandent au maire Coderre d’intervenir

 Montréal, le 8 septembre 2014 – Le Conseil régional de l’environnement de Montréal (CRE-Montréal), Équiterre et Transport 2000 Québec interpellent monsieur Denis Coderre, maire de Montréal et président du conseil d’agglomération, face aux coupures de services de la Société de transport de Montréal (STM), en raison d’un déficit de financement dû notamment à une diminution de la quote-part de la ville, qui est passée de 387,9 millions $ en 2013 à 384,1 millions $ en 2014. Alors que les usagers sont de plus en plus nombreux à emprunter les transports collectifs, ces organismes de défense des usagers et de protection de l’environnement souhaitent que le maire de Montréal corrige la situation en augmentant cette année la quote-part municipale dans le financement de la STM d’au moins 20 millions de dollars.

Records d’achalandage et diminution des services : une situation intolérable
En 2013, l’achalandage de la STM a atteint 416,5 millions de déplacements, en hausse de 15 % depuis 2006 (1). Ce beau succès démontre l’importance grandissante du service de transport collectif à Montréal. Or, tandis que la STM enregistre des records d’achalandage année après année, elle est contrainte, faute d’argent suffisant, de diminuer son service –une première depuis au moins dix ans. Cette année, cela se traduit par une baisse globale pour le réseau d’autobus de 3,1%, soit 165 500 heures de moins sur un total de 5,4 millions d’heures (2). 

Pour Coralie Deny, directrice générale du CRE-Montréal, «Montréal peut être fière de la performance de sa Société de transport. Ce n’est vraiment pas le moment de baisser les bras et donc de réduire les investissements dans ce service essentiel à la population. La rationalisation a ses limites et des coupures ne peuvent assurer un maintien ni encore un meilleur service. En ajoutant minimalement les 20 millions manquants à la STM dès le prochain budget de la Ville, monsieur Denis Coderre a l’occasion de démontrer son adhésion à une métropole tournée vers ses transports collectifs.»

20 millions$ à trouver dès cette année
Malgré la rationalisation des dépenses des dernières années, la STM prévoit, tout comme pour l’année 2013, un manque à gagner de 20 millions de dollars dans son budget 2014 (3). Ce déficit est directement causé par la diminution de la quote-part de la ville, qui est passée de 387,9 millions $ en à 384,1 millions $, alors que les frais de la STM ont quant à eux augmenté et qu’aucune nouvelle source de financement n’a été ajoutée.

Pour Steven Guilbeault, directeur général principal d’Équiterre, «cette baisse ne fait que creuser le déficit de la STM qui a plutôt besoin de voir plus d’argent entrer dans ses coffres pour être en mesure de réaliser son Plan d’action 2020. On compte sur le maire de Montréal pour assumer son leadership dans ce dossier primordial pour la métropole.».

Un impact direct sur la qualité de vie des citoyens
Selon François Pepin, président de Transport 2000 Québec, « les transports collectifs montréalais, bus et métros, sont déjà bondés grâce aux succès de la STM au cours des six dernières années. La diminution du financement du transport en commun par l’administration municipale montréalaise entraîne des diminutions du service, met en péril le maintien du patrimoine et engendre un déficit d’entretien. C’est la pérennité du
système qui est en jeu et cela inquiète les usagers. De plus, en 2014, la tarification a augmenté plus que l’inflation malgré les coupures de services. Or, la Ville doit être conséquente avec l’effort demandé aux usagers et hausser sa contribution. La mobilité urbaine est un service essentiel pour tous les Montréalais et le développement durable de la métropole. »

À l’heure où les grandes villes du monde font de leur service de transport en commun un levier économique et un outil de réduction des GES et de mobilité durable, Montréal diminue son investissement. Pour le CRE-Montréal, Équiterre et Transport 2000, cela est inconcevable et doit donc être corrigé. Pour ces organismes, c’est au Maire de Montréal de poser ce geste et cela le plus vite possible.

Sources: (1) STM. Rapport d’activité 2013. “Le transport collectif, un investissement rentable” Page 3.
(2) STM. Budget 2014. Mot du directeur général. Page 3.
(3) STM. Budget 2014. Faits saillants. Page 9.  

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À propos du CRE-Montréal
Le Conseil régional de l’environnement de Montréal est un organisme à but non lucratif indépendant, consacré à la protection de l’environnement et à la promotion du développement durable sur l’île de Montréal. Par le regroupement et la concertation de ses membres, par ses activités de sensibilisation, de représentation publique et ses différents projets-action, il contribue à l’amélioration de la qualité des milieux de vie et de l’équité sociale sur l’île de Montréal. www.cremtl.qc.ca
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Équiterre s’est donné pour mission de contribuer à bâtir un mouvement de société en incitant citoyens, organisations et gouvernements à faire des choix écologiques, équitables et solidaires. Par son action, Équiterre veut porter l’attention sur les aspects fondamentaux de la vie. Manger, se transporter, habiter, jardiner et consommer : des besoins vitaux, mais aussi des moyens à la portée de chacun pour agir de façon responsable et changer le monde un geste à la fois.

À propos de Transport 2000
Transport 2000 est une association nationale d’éducation, de recherche et de représentation des usagers qui a pour mission de contribuer au développement global des transports collectifs et à l’amélioration des services aux usagers, en nous assurant que leur point de vue est pris en compte.

Renseignements :
Aurore Tanier
Chargée de communication et événements, Conseil régional de l'environnement de Montréal, T : 514-842-2890 poste 222 ou C : 438.877.9117
atanier@cremtl.qc.ca