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Des acteurs clés du monde des affaires québécois dénoncent les impacts négatifs sur l’économie et l’environnement du projet Énergie Est de TransCanada

Montréal, 21 octobre 2014 – Équiterre, la Fondation David Suzuki et le Fonds mondial pour la nature (WWF-Canada) se réjouissent de la sortie aujourd’hui, devant l’élite financière québécoise, de Gaz Métro et de la Chambre de commerce du Grand Montréal au sujet des risques économiques et environnementaux liés au projet de pipeline Énergie Est de TransCanada. Tout comme les écologistes, Gaz Métro soutient que le Canada souffre d’un manque flagrant de vision énergétique.

Le projet Énergie Est vise, entre autres, la conversion d’un gazoduc afin de faire circuler le pétrole lourd issu des sables bitumineux par pipeline en Ontario et au Québec. Selon Sophie Brochu, présidente-directrice générale de Gaz Métro, ce projet va entraîner des dommages collatéraux majeurs pour l’économie et l’environnement au Québec. Madame Brochu a ajouté qu’il n’était pas question d’accepter que les consommateurs de gaz de l’est du pays financent l’exportation du pétrole des sables bitumineux.

Steven Guilbeault, directeur principal d’Équiterre, y voit aussi une iniquité. « Ceci mettra une pression à la hausse sur le prix du gaz naturel à un point tel que les clients industriels devront se tourner vers le mazout lourd. De plus, le projet Énergie Est va entraîner une augmentation de la facture d’énergie des clients de Gaz Métro de 155 % », s’est indigné Steven Guilbeault ajoutant que le mazout lourd est l’une des formes les plus polluantes de pétrole disponible sur le marché.

« Nous partageons l’opinion de Madame Brochu voulant que le tout au pétrole nuise tant à notre économie qu’à l’environnement », a renchéri Marie-Claude Lemieux, directrice pour le Québec du WWF-Canada. « En l’absence d’une stratégie énergétique nationale, nous devons soutenir les initiatives provinciales et régionales qui ont pour objectif de réduire notre dépendance au pétrole et favoriser le développement des énergies renouvelables », a-t-elle ajouté.

« La sortie de Mme Brochu démontre hors de tout doute que le développement énergique du Canada est improvisé et incohérent, tant au plan économique qu’environnemental », a affirmé Karel Mayrand, directeur général pour le Québec à la Fondation David Suzuki. « La stratégie énergétique du Canada ne peut se résumer qu’aux seuls intérêts de quelques entreprises albertaines. Un virage est nécessaire », a-t-il conclu.

Gaz Métro estime que la réalisation de ce projet aura un impact négatif de 95 millions de dollars sur l’économie québécoise tout en augmentant les émissions de gaz à effet de serre de 300 000 tonnes par année.

 

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Pour plus de renseignements :
Geneviève Aude Puskas : 514-792-5222
Marie-Claude Lemieux, WWF-Canada : 514-260-6233