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Développement économique, énergie et environnement : toujours pas au menu du budget du gouvernement conservateur

Ottawa, le 4 mars 2010 – Équiterre constate encore une fois l’absence de leadership et le manque de vision du gouvernement canadien avec le dépôt du budget 2010 du ministre des Finances Jim Flaherty. Alors que plusieurs pays ont décidé d’investir dans les énergies renouvelables pour développer une économie faible en carbone, le gouvernement Harper, quant à lui, s’obstine toujours à ignorer cet aspect de l’économie. Ce budget constitue le premier test pour les conservateurs depuis l’Accord de Copenhague et ils ont échoué lamentablement », a déclaré Steven Guilbeault coordonnateur général adjoint d’Équiterre.

« Il n’y a que quelques miettes dédiées à l’environnement et à l’économie verte dans ce budget alors que d’autres pays comme la Chine, les Etats-Unis ou la Corée du Sud ont décidé d’investir massivement dans ce secteur. Le Canada en souffrira à long terme car le manque d’investissements notamment dans le développement des énergies renouvelables attirera les investissements vers d’autres pays qui auront su profiter de l’occasion », prévient M. Guilbeault.

Équiterre considère ainsi déplorable la disparition du programme ecoENERGIE, le seul programme dédié au développement et au financement des énergies renouvelables. « Le gouvernement Harper qui aime tant se conformer aux politiques américaines dans le dossier des changements climatiques devrait faire de même dans le domaine des énergies renouvelables. Les Etats-Unis ont investi, per capita, 14 fois plus que le Canada dans les énergies renouvelables en 2009-2010 », explique Monsieur Guilbeault. L’ajout de 8000 mégawatts en énergies renouvelables pourrait créer jusqu’à 8 000 emplois d’ici 2014 (Recommandations relatives au budget 2010 : Investir dans un avenir vert et prospère).

Des fonds minimes pour les changements climatiques
Selon l’entente intervenue à Copenhague, le Canada doit verser de 320 à 420 millions de dollars par année pour financer les efforts en matière de lutte aux changements climatiques, pourtant, rien n’est prévu dans le budget 2010. « Le Canada aurait pu profiter du budget 2010 pour démontrer pour une fois son engagement dans la lutte aux changements climatiques. Alors que le ministre Prentice se disait très satisfait de l’entente de Copenhague et que le discours du Trône d’hier rappelait l’importance de la lutte aux changements climatiques, on voit que le Canada n’est même pas en mesure d’honorer l’accord », déplore Steven Guilbeault.

Finalement, Équiterre se désole de constater l’absence d’investissement dans la Fondation canadienne pour les sciences du climat et de l’atmosphère (FCSCA) qui aurait besoin de 25 millions de dollars par année pour poursuivre ses activités. « Cette fondation joue un rôle essentiel au Canada pour étudier les impacts des changements climatiques. Sans ces recherches, il sera beaucoup plus difficile de déterminer les actions à entreprendre pour réduire les impacts des changements climatiques », explique le porte-parole d’Équiterre. « D’ailleurs, la prévention et l’atténuation des impacts des changements climatiques serait beaucoup moins coûteuse que l’adaptation après coup », ajoute-t-il.

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Source :
Eveline Trudel-Fugère
Équiterre
514-605-2000
514-522-2000 poste 303
 

 

Economic development, energy and the environment: yet again absent from the Conservatives’ budget

Ottawa, March 4, 2010 – Once again, Équiterre notes the Canadian government’s lack of leadership and vision as Finance Minister Jim Flaherty presents the 2010 budget. While several countries have decided to invest in renewable energies and develop a low-carbon economy, the Harper administration insists on turning a blind eye to this aspect of the economy.

“This budget was Canada's first real test under the already weak Copenhagen Accord, and they failed it spectacularly” declared Steven Guilbeault, Deputy Director of Équiterre.

“This budget only throws crumbs to the environment and the green economy when other countries like China, the United States and South Korea are investing massively in these sectors. Canada will pay for its lack of investment in the long term, particularly for not developing renewal energies, since investors will be attracted to other countries that have developed these forms of energy and proven their leadership,” warns Guilbeault.

Équiterre also deplores the disappearance of funds allocated to ecoENERGY, the only program dedicated to developing and funding renewable energies. “If the Harper administration is so in favour of following American policies on climate change, it really should do the same for renewable energies. In 2009-2010, the Unites States invested 14 times more per capita than Canada in renewable energies,” Mr. Guilbeault explained. Developing 8,000 new megawatts of renewable energy could create up to 8,000 jobs by 2014 (Ref : Green Budget Coalition Prioritizes 3 Budget Actions: for Biodiversity, Water & Energy).

Inadequate funding for climate change programs
If it is to respect the Copenhagen Accord, Canada must spend between 320 and 420 million dollars per year to fund efforts to stop climate change. However, the 2010 budget allots no monies for this purpose. “For once, Canada could have used the 2010 budget to demonstrate its commitment to stopping climate change. Though Minister Prentice claimed to be satisfied with the Copenhagen Accord, we see that Canada is not even able to honour the agreement,” Steven Guilbeault deplores.

Équiterre also laments the lack of funding in the Canadian Foundation for Climate and Atmospheric Sciences (CFCAS), which requires 25 million dollars per year to maintain its activities. “This foundation plays an essential role in Canada in studying the impacts of climate change. Without its research, it will be much more difficult to determine how to reduce the impacts of climate change,” explains Équiterre’s spokesman. “Preventing and mitigating climate change would be much less costly than the adapting after the fact to its consequences,” he adds.

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Source:
Éveline Trudel-Fugère
Équiterre
514-605-2000
514-522-2000, ext. 303