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Entente de PPP pour le prolongement de l’autoroute 25 - Le Gouvernement doit faire preuve de transparence en révélant la totalité de l’entente de PPP

Montréal, le 20 novembre 2007 - Le Conseil régional FTQ Montréal métropolitain, le Conseil central du Montréal métropolitain de la CSN, le Conseil régional de l'environnement de Montréal et Équiterre dénoncent le manque de transparence du Gouvernement du Québec dans le dossier du partenariat public-privé de l'autoroute 25. Après avoir soustrait le projet de prolongement de l'autoroute 25 d'une véritable évaluation d'impact environnemental qui aurait permis à la population de connaître l'ensemble des répercussions du projet sur les milieux naturels et humains, voici que le gouvernement du Québec retire à la population la possibilité de connaître les véritables coûts du projet en présentant une entente dont certains éléments financiers ont été raturés. Or, cette situation est totalement inacceptable et constitue un net recul en matière de gestion des fonds publics.

« Si le Gouvernement Charest veut être crédible quant aux avantages du partenariat public-privé dans un dossier comme le prolongement de l'autoroute 25, il doit faire preuve de transparence et laisser à la population le soin de juger par elle-même si la formule PPP et le prolongement de l'autoroute 25 sont souhaitables » de dire Michel Ducharme, président du Conseil régional FTQ Montréal métropolitain.

« La prétention du gouvernement est que l'agence des PPP a été mise en place dans le but de réduire la facture des contribuables, si le principe de transparence doit s'appliquer aux PPP, il doit s'appliquer principalement à l'aspect financier. L'évaluation de M. Pierre J. Hamel présentée aujourd'hui dans le Devoir et la divulgation d'une entente raturée nous montre l'absence de transparence au niveau financier du projet » de dire Gaétan Chateauneuf, président du Conseil central de la CSN.

Rappelons que le gouvernement du Québec avait promis d'être plus transparent que la Grande-Bretagne dans ses contrats de PPP, pourtant la Grande-Bretagne dévoile le montage financier complet qui sous-tend l'évaluation publique y compris le profit du promoteur. Notons aussi que la Commission d'accès à l'information avait recommandé au gouvernement Charest de retarder l'adoption de la politique de partenariat public-privé en raison des risques qu'un transfert de responsabilité d'un organisme public, clairement assujetti à la loi sur l'accès à l'information, au secteur privé puisse priver les citoyens de certains recours.

Nous appelons le Gouvernement à la raison en mettant un terme à ce manque de transparence en révélant la totalité de l'entente de PPP. D'autre part, nous demandons au Gouvernement de suspendre les travaux de l'autoroute 25 tant que le recours juridique concernant la validité de l'évaluation d'impact environnemental n'aura pas été entendu par la cour supérieure du Québec.

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Pour information :
André Porlier- CRE-Montréal 514-572-2521
Sidney Ribaux, Équiterre 514-910-2024
Gaétan Chateauneuf, Conseil central du Montréal métropolitain de la CSN, 514-598-2003
Michel Ducharme, Conseil régional FTQ Montréal métropolitain, 514-387-3666

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