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Équiterre dénonce l’hypocrisie du ministre Peter Kent en matière de changements climatiques

Montréal, le 8 novembre 2011 – Équiterre considère que le ministre fédéral de l’Environnement, Peter Kent, utilise l’investissement annoncé aujourd’hui de 148 millions de dollars dans l’adaptation aux changements climatiques, comme un écran de fumée alors qu’il annonce, à mots à peine voilés, que le Canada ne participera pas à la deuxième période du Protocole de Kyoto.

« Le gouvernement Harper affiche une attitude tout à fait hypocrite en annonçant que nous investissons dans l’adaptation aux changements climatiques alors que nous refusons de réduire nos émissions de GES à la base », dénonce Steven Guilbeault coordonnateur général adjoint d’Équiterre.

Les montants annoncés aujourd’hui par le ministre de l’Environnement sont insignifiants compte tenu du fait que la Table ronde nationale sur l’environnement et l’économie estime que les coûts annuels liés aux changements climatiques seront de l’ordre de cinq milliards de dollars en 2020 et entre 21 et 43 milliards de dollars en 2050. « Le Québec a déjà investi près de 100 millions de dollars pour s’adapter aux changements climatiques au cours des cinq dernières années, et cela, seulement pour la province. Alors, imaginez les efforts que le gouvernement fédéral aurait dû déjà déployer et ceux qu’il devra faire à l’avenir! » ajoute Monsieur Guilbeault.

Loin d’aider la communauté internationale à contrer les changements climatiques comme il prétend le faire, le gouvernement fédéral tente systématiquement de détruire les politiques d’énergie propre des autres pays afin de promouvoir les intérêts des sociétés pétrolières canadiennes. D’ailleurs, le premier ministre Stephen Harper mène, à l’heure actuelle, une campagne de lobbying contre la Directive européenne sur la qualité des carburants. Cette directive a pour objectif de réduire de 6 % d'ici 2020, l'empreinte carbone des carburants fossiles utilisés en Europe. Basée sur la science, cette directive accorderait une plus haute intensité en carbone au pétrole provenant des sables bitumineux. Le vote sur cette directive devrait avoir lieu dans les prochaines semaines.

 

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Source
Émilie Vallières
(514)605-2000