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Équiterre joint sa voix à celles des autres organisations qui demandent de rendre publics les avis scientifiques sur l'habitat des bélugas

Montréal, 27 août 2014 - Équiterre a tenu à appuyer les demandes des groupes environnementaux ainsi que celle du Nouveau Parti Démocratique (NPD) qui exigent la divulgation des avis scientifiques, fédéral et provincial, ayant servi à l'émission de permis qui permettra à la compagnie TransCanada de procéder à des tests sismiques près de la Ville de Cacouna. La compagnie souhaite construire un port pétrolier pour son projet d'oléoduc Énergie Est tout près des principales zones de reproduction du béluga.

« Nous appuyons de tout coeur les efforts des groupes qui ont déposé hier une requête en injonction à la Cour supérieure du Québec pour mettre un frein aux forages de TransCanada à Cacouna » a déclaré Steven Guilbeault d'Équiterre. « Nous travaillons en parallèle depuis plusieurs années à prévenir le fait que le Québec devienne une voie de passage pour le pétrole sale des sables bitumineux ».

Équiterre a d'ailleurs remporté deux victoires devant les tribunaux pour empêcher la construction d'une station de pompage en terre agricole sur la Rive-Sud de Montréal qui aurait permis d'exporter le pétrole des sables bitumineux vers les États-Unis.

En mai dernier, les mêmes groupes environnementaux avaient réussi à obtenir un arrêt des forages en Cour supérieure, mais voilà que Québec a donné son feu vert pour la reprise des travaux de forages géotechniques jeudi dernier, en affirmant que l'habitat du béluga est respecté. Pourtant, la certification a été émise sans qu'aucun avis scientifique n'ait été publié. « C'est inacceptable de procéder de cette manière alors que le gouvernement s'est lui-même engagé à faire une évaluation environnementale rigoureuse de ce projet », s'indigne Steven Guilbeault, directeur principal d'Équiterre.

Le NPD a également demandé aujourd'hui par voie de communiqué un moratoire dans les travaux au large de Cacouna tant que le gouvernement conservateur n'aura pas rendu publics les avis scientifiques sur lesquels il s'est basé pour autoriser les forages et les levées sismiques dans ce secteur névralgique pour la survie des bélugas.

Pour renseignements:

Geneviève Aude Puskas, 514-792-5222