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La société civile canadienne réagit aux textes officiels de Rio +20 - Des textes peu ambitieux et le Canada continue de faire obstruction aux avancements à Rio +20

Rio de Janeiro, 19 juin 2012 – Les groupes de la société civile canadienne ont réagi à la suite de l’approbation par le Canada et les autres nations des textes de négociations à Rio +20 au Brésil. Malgré les trois jours restant aux négociations, les nations ont déjà déclaré le texte comme étant final, et cela même si une variété de groupes de la société civile à travers le monde ont fait des critiques majeures.

Les pays ont carrément failli à la tâche de mettre en place de réelles mesures ici à Rio afin de protéger les générations futures, l’environnement et de combattre les nombreux enjeux sociaux créés par notre système économique complètement inéquitable. Les leaders mondiaux arrivent ici à Rio et ils ont trois jours pour régler la situation. Cela peut sembler ambitieux, mais ce défi a déjà été relevé dans le passé. Le monde entier regarde ce qui se passe.

« En 1992, le Canada, sous le gouvernement conservateur, était un leader à cette conférence. Nous sommes maintenant devenus des voyous lorsqu’il est question d’enjeux environnementaux.»
- Steven Guilbeault, Équiterre - +1 514-231-2650

« Nous sommes particulièrement troublés de voir le Canada continuer de jouer son rôle de voyou climatique ici à Rio en s’opposant à tout avancement dans les négociations. Ils ont continué de supporter les sables bitumineux et les pipelines alors que le pays devrait plutôt défendre l’environnement, les droits humains, les peuples autochtones et tous les citoyens de la planète.»
- Ben Powless, Indigenous Environmental Network +55 (21) 8626 5336

« Rio +20 a littéralement vendu les citoyens et la planète aux pollueurs. Si on ne change pas de direction rapidement, rio +20 passera à l’histoire comme étant un échec total et on se souviendra du Canada comme ayant été l’un des architectes de cet échec. L’objection du Canada à prendre des engagements ambitieux quant à la fin des subventions offertes aux pollueurs démontre qu’ils n’ont aucun intérêt à faire le strict minimum sur le climat.»
- Amara Possian, PowerShift Canada. +55 (21) 8069 225

« Les délégations gouvernementales, avec la délégation canadienne au premier rang, ont décidé tout simplement d’abandonner la mise en place d’un futur durable. Le gouvernement canadien n’a consulté personne à ce sujet. Est-ce que l’on veut vraiment abandonner l’idée d’un avenir durable? La décision nous revient.»
- Floris Ensink, WE Canada

« Le Canada possède trois océans, mais cela semble avoir échappé à nos négociateurs. Le Canada a été l’un des rares pays à diluer la portée du texte visant à protéger la biodiversité en haute mer. Le Canada est passé de leader sur les questions de protection de la mer à un obstacle au progrès sur cet enjeu. Même si certains progrès ont été accomplis sur la protection des océans, incluant la question des subventions, l’engagement de restaurer les stocks de poisson d’ici 2015, il y a un écart incroyable qui n’a pas été rempli. »
- Susanna Fuller, High Seas Alliance, 055 21 8293 4536

« Ici à Rio, le Canada a été l’un des pires, insistant pour favoriser les pollueurs au détriment des citoyens, en affaiblissant les textes de négociations, qui étaient déjà très peu ambitieux. Le ministre Kent doit relever la barre afin de protéger l’environnement et les citoyens. S’il prévoit continuer de faire la promotion de l’industrie des énergies fossiles et contribuer à la destruction des océans, il devrait tout simplement se retirer de ces négociations. »
- Patrick Bonin, Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) +55 (21) 84142491

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Source :

Eveline Trudel-Fugère
Équiterre
etfugere@equiterre.org
514-792-5222