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Le Canada à Barcelone: pas un bon joueur

Barcelone, le 6 novembre 2009 – Cette semaine, pendant les négociations internationales sur le climat à Barcelone, le Canada a joint sa voix à celle des États-Unis pour dire au reste du monde qu’il souhaite qu’une éventuelle entente sur le climat soit moins ambitieuse, moins contraignante et moins équitable.

« Le Canada a changé son discours. Plutôt que promettre encore et encore de sévir contre les pollueurs, il dit maintenant qu’il va punir les gens les plus pauvres au monde, alors qu’il œuvre pour bloquer une entente ambitieuse sur le climat », explique Steven Guilbeault d’Équiterre. « Si c’est cela que le ministre Prentice veut dire quand il affirme qu’il ne compte pas être « un bon joueur » dans les négociations, alors les écosystèmes de la planète sont en grave danger », ajoute-t-il.

« C’est évident que le gouvernement canadien agit pour les intérêts de l’Alberta et de l’industrie des sables bitumineux », explique Graham Saul de Réseau action climat Canada. « Les négociateurs canadiens ne font que mettre des bâtons dans les roues », ajoute-t-il.

Malgré tout, l’optimisme demeure. Les éléments nécessaires à la conclusion en décembre à Copenhague d’une entente équitable, ambitieuse et légalement contraignante sont toujours sur la table. La science souligne que tout accord doit impérativement limiter la hausse globale des températures à 2 degrés Celsius, et que les émissions globales doivent atteindre un pic en 2015, tel que stipulé dans le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat.
L’entente devra aussi prévoir du financement de la part des pays développés pour l’adaptation de même que des efforts équitables de réduction des émissions de la part des pays en voie de développement.

« Le Canada a encore le temps de tenir les promesses qu’il fait depuis des années », affirme Dale Marshall de la Fondation David Suzuki. « Cela implique de mettre en place des règlements basés sur les plus solides connaissances scientifiques disponibles, pour lutter contre les changements climatiques, », conclut-il.

« Le gouvernement canadien a prouvé qu’il n’a pas l’intention d’être un bon joueur dans ces négociations d’une importance cruciale. Il sait pourtant très bien ce qui doit être fait pour arriver à une entente à Copenhague : s’atteler à la tâche et se donner un plan d’action ambitieux pour lutter contre les changements climatiques », explique Virgine Lambert Ferry de Greenpeace Canada.

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Sources:

Les Canadiens suivants sont à Barcelone et disponibles pour commenter.
Graham Saul, Climate Action Network Canada,
gsaul@climateactionnetwork.ca
+34 633 234 130

Dale Marshall, David Suzuki Foundation, dmarshall@davidsuzuki.org
+1 613-302-9913

Steven Guilbeault, Équiterre, guilbeault@equiterre.org
+34 693-100-875

Virginie Lambert Ferry
+34 608-446-885

Pour des entrevues, merci de contacter :


Hannah McKinnon
hmckinnon@climateactionnetwork.ca
(w) 613-241-4413 (c) 613-276-7791
or
Marie-Ève Roy, Équiterre, mroy@equiterre.org
+34 644 545 704

Pour plus d’information et pour les communiqués de presse :
www.climateactionnetwork.ca
www.climatenetwork.org