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Le Canada reconnaît qu'un réchauffement de 2°C serait « inacceptable » - Le gouvernement doit renforcer ses objectifs et politiques en conséquence

Bali, Indonésie, 4 décembre 2007 – Les environnementalistes canadiens qui participent à la conférence des Nations unies sur le climat, à Bali, accueillent avec prudence la reconnaissance par le Canada du caractère « inacceptable » d'un réchauffement planétaire de 2°C. De nombreuses études scientifiques démontrent que le monde ne doit pas franchir ce seuil de réchauffement.

Hier à la Chambre des communes, le ministre de l'Environnement, John Baird, a déclaré qu' « une hausse de 2°C de la température de la terre, en raison de l'activité humaine contribuant au réchauffement de la planète, est tout simplement inacceptable ».

Les scientifiques projettent des impacts catastrophiques à la suite d'une hausse de la température moyenne de plus de 2°C par rapport aux niveaux pré-industriels. Plusieurs pays reconnaissent qu'un tel réchauffement représenterait un changement climatique « dangereux ». L'objectif ultime de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, ratifiée par presque tous les pays, est justement de prévenir des changements climatiques dangereux.

« À la lumière des connaissances scientifiques, éviter un réchauffement de 2°C est essentiel pour la protection du climat », souligne Matthew Bramley, de l'Institut Pembina. « Les objectifs d'émissions de gaz à effet serre fixés par le gouvernement sont trop faibles pour éviter 2°C de réchauffement global. Le ministre Baird doit expliquer dès maintenant comment il entend renforcer ces objectifs et les mesures proposées pour les atteindre. »

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a démontré que les pays industrialisés doivent réduire leurs émissions de 25 % à 40 % d'ici 2020, afin de conserver la possibilité de limiter le réchauffement mondial à 2°C. Pourtant, selon les objectifs du gouvernement, les émissions canadiennes dépasseront les niveaux de 1990 au-delà de 2020. De plus, plusieurs analyses indépendantes démontrent que des mesures proposées par le gouvernement sont trop faibles, même pour atteindre ses propres objectifs.

« La conférence de Bali est une occasion pour le Canada de démontrer qu'il prend enfin les changements climatiques au sérieux », a déclaré Dale Marshall de la Fondation David Suzuki. « À Bali, le ministre Baird doit se joindre à d'autres pays en adoptant des objectifs de réduction de GES suffisants pour éviter le niveau de réchauffement qu'il qualifie d'inacceptable ».

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Matthew Bramley
matthewb@pembina.org
+62-81-338-969113

Sarah Marchildon
smarchildon@davidsuzuki.org
+62-81-338-989047

Dale Marshall
dmarshall@davidsuzuki.org
+62-81-338-989713

Jean-François Nolet
jfnolet@equiterre.qc.ca
+62-81-338-969139