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Le Canada remporte la deuxième place des prix fossiles puisqu’il ne semble pas comprendre le principe fondamental de responsabilité commune mais différenciée

Un mémo pour le Canada:

Un beau jour, les pays ont convenu par voie de consensus d’une petite chose, connue comme étant la «responsabilité commune, mais différenciée ». Cette petite chose est devenue un pilier central dans les négociations climatiques mondiales, en reconnaissant que ceux qui ont le plus contribué au problème des changements climatiques devraient agir en premier, et ce, rapidement pour nettoyer les dégâts qu'ils ont causés.

Il semble que le ministre de l'Environnement du Canada ait raté la séance d'information sur ce principe fondamental au sein des négociations internationales sur le climat. Le ministre a fait une série de maladresses au cours des derniers jours, permettant au Canada d'obtenir trois fossiles jusqu'à présent. Cette plus récente bévue est particulièrement insultante pour la majorité des pays du monde qui, en plus de vivre dans la pauvreté, doivent également composer avec les pires impacts des changements climatiques.

Le ministre Kent rejette l'idée du «paiement de culpabilité» aux pays pauvres pour les émissions émises. Il a affirmé « qu'il y a une perception assez répandue de la part des pays en développement sur le fait qu’il devrait y avoir un paiement de culpabilité intégré à même n'importe quel accord international sur le climat ». (Évidemment, c'est un point de vue qu'Ottawa ne partage pas).

Nous doutons que cette opinion soit très populaire ici dans une conférence africaine - peut-être le ministre Kent devrait-il se préparer pour les tempêtes politiques qui l'attendront ici à Durban.
 

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Sources

Émilie Vallières
Équiterre
(514) 605-2000

Patrick Bonin
Association Québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique
(418)642-1322

Flux d'information :