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Le Plan métropolitain d’aménagement et de développement va dans la bonne direction, mais Équiterre juge qu’il doit aller plus loin

Boisbriand, le 13 octobre 2011 - Équiterre a présenté son mémoire Changer de direction, Chantier en aménagement et transport des personnes, dans le cadre de l’audience publique de la Couronne Nord tenue par la Communauté métropolitaine de Montréal sur le Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD). L’organisme manifeste certaines inquiétudes à l’égard du PMAD qui doit entrer en vigueur en janvier 2012 surtout en ce qui concerne l’accessibilité au transport collectif et la protection des terres agricoles situées en périphérie de Montréal. Dans son mémoire, Équiterre a voulu proposer à la CMM une série de mesures qui lui semble prioritaires.

D’abord, Équiterre croit qu’il faut axer davantage le développement des municipalités sur l’accessibilité au transport collectif. Selon l’Institut de la statistique du Québec, près de 530 000 nouveaux citoyens s’ajouteront à la population actuelle de la CMM au cours des 20 prochaines années. Le PMAD veut concentrer le développement et l’installation de 40% de ces nouveaux citoyens autour des TOD (Transit-Oriented-Development). Selon Steven Guilbeault, coordonnateur général adjoint d’Équiterre, cette proportion est insuffisante.

« La concentration des nouveaux ménages autour d’axes de transports collectifs et actifs efficaces est l’une des plus importantes clés pour réduire notre dépendance à l’automobile et aux combustibles fossiles. Cette solution est au cœur de la réduction des émissions de GES du secteur des transports dans la province qui représentaient plus de 43% des émissions en 2008 ». Équiterre considère qu’au moins 60% des nouveaux ménages de la CMM doivent avoir accès au transport collectif afin de diminuer la congestion routière et d’améliorer la qualité de vie des collectivités.

À l’instar de nombreux organismes, Équiterre demande un moratoire de 20 ans sur le dézonage des terres agricoles sur le territoire de la CMM. « Les enjeux d’autonomie, de souveraineté alimentaire, de protection et de mise en valeur des terres agricoles en périphérie des centres urbains par des pratiques durables sont primordiaux », rappelle Steven Guilbeault. « Pour près de la moitié de la population québécoise résidant dans la région montréalaise, l’accès à des aliments frais, qui ont donc parcouru moins de kilomètres, est essentiel », ajoute-t-il. Outre un moratoire sur le dézonage agricole d’une durée de 20 ans, Équiterre souligne qu’un maintien et une augmentation de la culture des terres passe par une meilleure intégration de la relève agricole. Il faut donc mettre en œuvre des solutions pour prévenir le dézonage, telles que la création de fiducies coopératives qui facilitent l’achat ou la location de terres. Le Fonds d’investissement pour la relève agricole, en collaboration avec la CMM, pourrait être mis à contribution à ce sujet.

« Le plan d’aménagement et de développement doit aller au-delà des simples questions de conflits entre les banlieues et les villes centre. En définitive, ce que nous déterminons présentement, c’est la façon dont nous allons nourrir nos enfants et les générations futures », conclut Steven Guilbeault.

Le PMAD vise à établir les balises du développement résidentiel, industriel et commercial pour les 82 municipalités de la région métropolitaine de Montréal, et ce, jusqu’en 2031.

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Source
Émilie Vallières
Équiterre
Agente de relations médias
(514) 605-2000