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Le spectre de Keystone XL : Le gouvernement canadien alignera-t-il sa politique énergétique sur l'administration Trump?

Ottawa, le 24 janvier 2017 - Le président Donald Trump a signé aujourd'hui deux décrets présidentiels visant à faire progresser les projets d’oléoducs Keystone XL et Dakota Access. Alors que le spectre de ces projets est ravivé, Équiterre souhaite rappeler au gouvernement canadien la nécessité de garder le cap sur nos engagements en matière de changements climatiques.

« Malgré le changement d'administration aux États-Unis, l'opposition massive à ce pipeline demeure, et ce, des deux côtés de la frontière. Un feu vert de l'administration Trump ne signifie pas que les oléoducs seront construits », a déclaré Sidney Ribaux, directeur général d'Équiterre. « Si les pipelines Kinder Morgan, Keystone XL et la ligne 3 d'Enbridge étaient tous construits, la combinaison de leurs éventuelles émissions de GES résultant de l'expansion des sables bitumineux signifierait que l'Alberta excéderait son plafond de 100 Mt pour lequel il s’est engagé dans son plan climatique », a déclaré Steven Guilbeault, directeur principal d’Équiterre. « Le gouvernement fédéral doit veiller à ce que la pollution du carbone diminue partout au Canada, y compris celle provenant des sables bitumineux, si nous voulons respecter nos engagements de l’Accord de Paris », a ajouté M. Guilbeault.

Enfin, en étudiant les nouvelles projections d'émissions de GES publiées par Environnement et Changement climatique Canada en décembre dernier, nous constatons que le secteur canadien du pétrole et du gaz atteindra 31 % de nos émissions totales d'ici 2030 », a déclaré Annie Bérubé, directrice des relations gouvernementales chez Équiterre. « Alors que tous les secteurs de l'économie devraient réduire considérablement leurs émissions dans le nouveau Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques, nous avons laissé le secteur du pétrole et du gaz échapper à nos engagements en matière de changements climatiques. Cette progression constante de nos exportations de sables bitumineux est incompatible avec nos engagements en matière de changements climatiques pris dans le cadre de l'Accord de Paris », a conclu Mme Bérubé.

Le pipeline Keystone XL, s’il était construit, transporterait du pétrole canadien des sables bitumineux de l'Alberta vers le Texas. L'oléoduc Keystone a été au centre de l'une des plus grandes campagnes de l'histoire du mouvement environnemental américain, des militants ayant lutté pendant plusieurs années pour empêcher sa construction. L'ancien président Barack Obama avait rejeté le projet Keystone en 2015 après de longues analyses.

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Informations :

Dale Robertson, relations médias, Équiterre
drobertson@equiterre.org
514 605-2000

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