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Nourrir les sols grâce aux forêts nourricières collectives : le focus de la 11e boursière Laure-Waridel

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L’identité de la 11e boursière Laure-Waridel a été révélée lors du rendez-vous annuel des membres d’Équiterre. Il s’agit de Caroline Dufour-L'Arrivée, une étudiante à la maîtrise en agroforesterie de l’Université Laval. Elle se mérite une bourse de 10 000 $ offerte par Équiterre en partenariat avec la Caisse d’économie solidaire. Cet appui lui permettra de compléter l’élaboration et la diffusion de son projet de recherche : un guide d’accompagnement pour la mise en place de forêts nourricières collectives au Québec.

QU’EST-CE QU’UNE FORÊT NOURRICIÈRE?

« Les forêts nourricières collectives sont des aménagements de plantes comestibles conçus un peu à l’image des écosystèmes naturels forestiers, soit avec plusieurs végétaux en association. Ça donne des aménagements comestibles plus résilients, beaucoup plus en équilibre avec la nature et qui pourront nourrir le sol en permanence », explique la nouvelle boursière.

Dans son projet de recherche, Caroline recense une quinzaine d’initiatives de forêts nourricières collectives au Québec. Elle s’est rendue sur le terrain pour rencontrer chacun des acteurs de ces projets. Après avoir monté des fiches techniques sur la préparation des sols, le choix des végétaux, le design d’aménagement et les processus de mise en place de chacun, elle a bâti des modèles de référence. Ceux-ci deviendront un guide pour accompagner différents publics dans leur projet, soit en ville, en région, en milieu privé, dans les écoles, les garderies, etc.

LA SANTÉ DES SOLS, UN NOUVEAU TERRAIN D’ACTION PRIORITAIRE

Le projet a été retenu parce qu’il s’inscrit en continuité avec des initiatives émergentes sur la santé des sols, un nouveau terrain d’action prioritaire chez Équiterre dans le secteur de l’alimentation durable. Il est également dans la même lignée que le projet de la précédente boursière, Marie-Élise Samson, qui poursuit ses travaux de recherche sur le stockage du carbone dans les sols pour lutter contre le réchauffement climatique.

« Le projet rejoignait beaucoup les objectifs d’Équiterre de créer des systèmes alimentaires plus durables. L’idée étant vraiment d’outiller d’autres citoyens pour faire en sorte que les forêts nourricières se répandent à travers le Québec. C’est vraiment un projet ancré dans la terre, qui va permettre de propager cette forme d’agriculture durable », explique Colleen Thorpe, directrice générale d’Équiterre par intérim.

Pour la Caisse d’économie solidaire, le projet de Caroline se démarque par sa recherche orientée vers l’action : « Il s’agit d’un projet où la mobilisation citoyenne est mise de l’avant du début à la fin. On sent l’esprit de communauté et d’entraide dans les initiatives de forêts nourricières recensées par Caroline pour son guide d’accompagnement et de mise en place. Nous avons besoin aujourd’hui dans notre société de projets rassembleurs comme celui-là », explique Marc Picard, directeur général de la Caisse d’économie solidaire.

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À propos de la bourse Laure Waridel

Créée en 2008, cette bourse d’une valeur de 10 000 $ vise encourager la diffusion de recherches dans les principaux domaines d’intervention d’Équiterre et à reconnaître la contribution exceptionnelle de Laure Waridel, cofondatrice d’Équiterre en 1993, à l’avancement des enjeux environnementaux et sociaux.

Les fonds aident les étudiant-e-s à diffuser leurs résultats de recherche à vocation environnementale et sociale et à inspirer leurs concitoyen-ne-s à agir! Équiterre soutient les projets de recherche-action et leur offre une belle visibilité sur ses différentes plateformes et auprès de ses différents publics et partenaires.

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Pour plus d’informations et demandes d’entrevues :
Camille Gagné-Raynauld, Relations médias, Équiterre
cgraynauld@equiterre.org - 514-605-2000