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Nouveau rapport de l’Institut Pembina : le Canada victime de la « pétro-dollarisation »

Montréal, le 30 mai 2012 – Tout comme l’Institut Pembina, Équiterre s’inquiète des effets négatifs des sables bitumineux sur l’économie des autres provinces canadiennes, notamment le Québec et l’Ontario. Le rapport dévoilé aujourd’hui par l’Institut Pembina indique que l’industrie des sables bitumineux affectera notamment la compétitivité du Canada dans le développement d’une économie basée sur l’énergie propre.

« On se retrouve dans une situation semblable à celle qu’à vécue les Pays-Bas dans les années 1970, où le secteur manufacturier a été pratiquement anéanti à la suite du développement des exportations de gaz naturel et la hausse de la valeur de leur monnaie », explique Steven Guilbeault, coordonnateur général adjoint d’Équiterre. « Alors qu’on parle beaucoup des bienfaits économiques des sables bitumineux au Canada, on oublie de regarder les effets négatifs à long terme de cette industrie et surtout, son effet négatif sur les autres provinces canadiennes et les autres secteurs économiques», conclut-il.

Certaines études citées dans le rapport de l’Institut Pembina indiquent que 30 à 35 % des emplois perdus dans le secteur manufacturier de l’Ontario et du Québec seraient le résultat de la « pétro-dollarisation » de l’économie canadienne.

Tout comme l’Institut Pembina, Équiterre souhaite que les subventions et les crédits d’impôt offerts à l’industrie pétrolière soient entièrement supprimés, tel que le gouvernement l’avait promis au G20, et que le gouvernement fédéral analyse de plus près les impacts économiques négatifs des sables bitumineux sur l’économie canadienne.

Pour plus de détails sur le rapport de l’Institut Pembina (en anglais seulement) : www.pembina.org/media-release/2344

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Source :

Eveline Trudel-Fugère
Équiterre
514-605-2000