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Oui au retour des péages - Plan de transport de Montréal

Montréal, 17 mai 2007 – Afin de financer les nécessaires investissements dans l'amélioration des services de transport collectifs, Équiterre appuie la volonté exprimée par les autorités municipales de chercher à rétablir le péage pour les automobiles sur l'Île de Montréal. De grandes villes européennes et américaines ont déjà introduit le péage comme mesure de financement des infrastructures de transport collectif. Équiterre salue les grands chantiers de transports collectifs et actifs proposés par la Ville de Montréal: « Ces chantiers sont bienvenus, nécessaires et même enthousiasmants », se réjouit Sidney Ribaux, coordonnateur général d'Équiterre. « Nous souhaitons grandement que les autres paliers de gouvernement emboîtent rapidement le pas à Montréal afin que se réalisent ces projets structurants dont Montréal a bien besoin », poursuit monsieur Ribaux.

Le plan de transport présenté aujourd'hui comporte une série de grands investissements publics comme le tramway, le prolongement de lignes de métro et l'amélioration des services d'autobus. « Ces investissements sont nécessaires pour décongestionner l'Île, améliorer la qualité de vie dans nos quartiers et diminuer la pollution de l'air. Tout le monde doit faire sa part, les automobilistes doivent aussi contribuer davantage. Et tout le monde en sortira gagnant », déclare Sidney Ribaux.

« Il y aura des discussions sur les modalités de mise en œuvre du péage au cours des prochains mois, mais sur le fond, nous sommes d'accord. L'important, c'est de trouver de nouvelles sources de financement pour améliorer l'offre de transport en commun, mettre en œuvre de grands principes de fiscalité verte et offrir une alternative à des dizaines de milliers d'automobilistes. C'est dans cette direction qu'on s'en va », explique le coordonnateur général d'Équiterre.

L'objectif ultime: décongestionner Montréal

Dans l'ensemble, la vision proposée est emballante, des mesures concrètes et chiffrées sont proposées et des mécanismes d'évaluation seront mis en place. Les projets proposés entraîneront assurément des retombées positives sur la qualité de vie, l'environnement et sur le développement de Montréal. Équiterre aurait par ailleurs souhaité que les autorités municipales fixent aussi des objectifs spécifiques de réduction de la circulation automobile sur l'Île, au bénéfice des moyens de transport collectifs et actifs. En effet, si Montréal se dote d'objectifs importants d'augmentation de l'achalandage des transports en commun, aucune cible précise de réduction du nombre de déplacements en voiture n'a été rendu public. « Dans un contexte de croissance du nombre de déplacements dans la région de Montréal, on peut donc se retrouver dans une situation où, même si plus de gens empruntent les transports en commun, il pourrait y avoir encore plus de déplacements en voiture sur l'Île. Régler durablement le problème d'une Île congestionnée, c'est augmenter le nombre d'autobus et de vélos, mais aussi réduire de façon significative le nombre de voitures à Montréal », conclut monsieur Ribaux.

Équiterre compte aussi participer activement aux consultations publiques qui s'amorceront bientôt sur le plan de transport. Au-delà de la mise en place de péage et d'autres sources de revenus, Équiterre compte faire valoir l'importance de fixer des objectifs clairs de diminution de la congestion automobile à Montréal. Équiterre fera également valoir son opposition au projet actuel de transformer la rue Notre-Dame en autoroute urbaine.

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Source:

Hugo Séguin, coordonnateur des communications
Équiterre
(514) 247-1006