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Ouverture de la Conférence de Poznan: L'élection de Barack Obama change la donne

Poznan, 30 novembre 2008 - Un vent de fraîcheur souffle sur la 14e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques qui s'ouvre aujourd'hui à Poznan, en Pologne. Bien qu'il n'entrera en fonction qu'en janvier prochain, l'élection de Barak Obama marque le réengagement constructif des Etats-Unis au sein des négociations multilatérales, après huit ans d'un gouvernement obstructionniste à la Maison Blanche. Dans ce contexte de transformation rapide de la position américaine, d'un changement de gouvernement en Australie et d'un gouvernement canadien paralysé par une crise constitutionnelle, l'axe de l'inaction en matière de changements climatiques se trouve cette année passablement affaibli. Cette nouvelle donne, du jamais vu depuis la Conférence de Kyoto en 1997, permet d'espérer des négociations plus constructives à Poznan.

« Le climat sera certainement plus positif cette année et nous espérons que l'on pourra se concentrer sur les grands enjeux: de nouveaux objectifs de réduction pour les pays industrialisés, le financement des mesures d'adaptation et de transferts technologiques pour les pays en développement et des mesures de décarbonisation pour les pays en voie d'industrialisation rapide », a déclaré Steven Guilbeault, coordonnateur général adjoint d'Équiterre.

Le cycle de négociations lancé à Montréal en 2005 et concrétisé à Bali en 2007 doit donner naissance en décembre 2009 à Copenhague à une nouvelle entente visant à encadrer les efforts de la communauté internationale pour la période post-2012, au moment où prend fin la première période d'engagement du Protocole de Kyoto. Un des objectifs de la conférence de Poznan est de développer une série de textes sur l'ensemble des enjeux de négociations et de les soumettre pour négociations et adoptions en 2009.

Des investissements durables pour sortir de la crise financière mondiale

De plus, les engagements récents du président élu Obama envoient un signal clair au reste du monde que la sortie de la crise financière et du ralentissement économique mondial pourra passer par des investissements massifs qui soutiennent la transition énergétique, la réduction de la dépendance au pétrole et la lutte aux changements climatiques. « En fixant des grands objectifs d'efficacité énergétique et de développement d'énergies renouvelables pour les Etats-Unis, Barak Obama augure un leadership que nous n'avons pas vu depuis longtemps de la part des Etats-Unis. Ce n'est pas vrai que la lutte aux changements climatiques nuit aux efforts de relance de l'économie mondiale. En fait, c'est tout le contraire », a conclu Steven Guilbeault.

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Source: Hugo Séguin, Coordonnateur aux choix collectifs, Équiterre, +48.609.586.766
Steven Guilbeault, Coordonnateur général adjoint, Équiterre, +48.693.263.743
Éveline Trudel-Fugère, relationniste, Équiterre, 514-522-2000 poste 303, 514-605-2000.