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Projet pilote Uber : il faut trouver un compromis pour sa poursuite

Montréal, le 26 septembre 2017 - Équiterre déplore que les nouvelles conditions imposées à Uber forcent l'entreprise à mettre fin au projet pilote au Québec. Selon l’organisme environnemental, ce projet aurait pu contribuer à une réglementation moderne sur la mobilité partagée.

« Soyons clairs, Équiterre a toujours été solidaire des travailleurs de l’industrie du taxi, mais le ministre a déjà annoncé qu’il compenserait les entreprises qui ont payé trop cher leurs permis de taxi s’il modifiait la législation » a déclaré Sidney Ribaux, directeur général d’Équiterre. « Le débat n’est donc plus entre Uber et les taxis, mais plutôt entre un système hyper réglementé et désuet d’encadrement des services de taxi et de covoiturage, et un potentiel énorme de développer de nouveaux services de mobilité durable ».

Des barrières à l'émergence de nouveaux modèles de mobilité partagée.

Équiterre a récemment réalisé une étude pancanadienne sur les services de mobilité partagée. Cette étude démontre qu’il existe de nombreuses barrières à l’émergence de nouveaux modèles comme les services de covoiturage commerciaux, qui offrent pourtant des solutions aux problèmes de congestion routière urbaine et à la réduction des gaz à effet de serre.

Plusieurs entreprises offrent des services identiques ou similaires à Uber ailleurs au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Inde et en Chine. « Pour Équiterre, l’enjeu du projet pilote n’était pas d’adapter la réglementation à une entreprise, mais plutôt à toute une nouvelle industrie qui se développe à l’échelle planétaire. Où va le ministère des Transports avec ces décisions incohérentes avec ses politiques de réductions des GES? » a poursuivi le directeur général d’Équiterre. « Au moment même où se dessine la nouvelle politique de mobilité durable du Québec, pourquoi ne pas prendre le temps de tester jusqu’au bout ces expériences et d’en tirer les enseignements nécessaires ».

Enfin, Équiterre demande au ministère des Transports et à l’entreprise de faire preuve d’ouverture pour trouver un compromis qui permettra la poursuite du projet pilote à des conditions acceptables pour toutes les parties.

Des pistes pour faire avancer la mobilité durable

Équiterre participait récemment aux consultations et déposait des recommandations pour la nouvelle politique de mobilité durable, de même qu’un rapport démontrant que les barrières réglementaires constituaient l’un des principaux freins au développement de la mobilité partagée au pays.

Équiterre est un organisme à but non-lucratif ayant un statut de bienfaisance qui regroupe 140 000 sympathisants et dont le financement provient principalement de ses 20 000 membres.

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Pour plus d’informations :

Dale Robertson, Équiterre
514 605-2000, drobertson@equiterre.org