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Protocole de Montréal et Protocole de Kyoto : le ministre Baird a tout faux

Montréal, lundi le 17 septembre 2007 – Équiterre est à la fois choqué et déçu du peu de compréhension du ministre Baird concernant le Protocole de Montréal. Dans le cadre de l'ouverture des célébrations du 20e anniversaire du Protocole de Montréal sur la couche d'ozone, le ministre Baird a en effet démontré son manque flagrant de connaissances en associant les gestes de son gouvernement sur le dossier des changements climatiques à ceux du gouvernement Mulroney sur celui de la couche d'ozone.

« L'an dernier, les conservateurs tentaient de réécrire l'histoire en effaçant les références au Protocole de Kyoto et aux changements climatiques sur les sites Internet du gouvernement canadien. Aujourd'hui, il fait une nouvelle tentative en prétendant que son parti fait preuve du même type de leadership sur les changements climatiques que le gouvernement de Brian Mulroney l'avait fait sur la couche d'ozone à la fin de années 80. Or, il s'agit d'un manque flagrant de compréhension des enjeux », a déclaré le nouveau porte-parole d'Équiterre, Steven Guilbeault.

Il faut rappeler que l'architecture du Protocole de Kyoto est largement inspirée de celle du Protocole de Montréal, dans la mesure où ce sont les pays industrialisés qui, étant responsables des émissions historiques de substances appauvrissant la couche d'ozone (SACO), ont d'abord commencé à réduire leurs émissions de SACO. Ce n'est seulement par la suite que les pays en voie de développement ont dû commencer à réduire les leurs.

« C'est précisément le fait que des pays industrialisés comme le Canada et les États-Unis refusent de faire face à leurs responsabilités historiques que si peu de progrès sont accomplis en matière de lutte aux changements climatiques », a ajouté M. Guilbeault.

La stratégie actuelle des conservateurs en matière de lutte aux changements climatiques a comme objectif de permettre aux grands pollueurs canadiens tels les sables bitumineux d'augmenter leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) pendant encore au moins une vingtaine d'années. Les conservateurs sont d'ailleurs en voie d'abandonner leur propre projet de loi, C-30, sur lequel reposait leur stratégie sur la réduction des émissions de GES. Ce même projet de loi n'aurait permis d'atteindre les objectifs de Kyoto que vers 2025 alors que l'Union européenne propose des réductions de GES d'au moins 20 % d'ici 2020.

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Source:

Marie-Ève Roy
Équiterre
514-378-0232
mroy@equiterre.qc.ca