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Région de l'Est du Canada et de la Nouvelle-Angleterre : Le Québec obtient encore la meilleure note de sa région pour ses efforts à lutter contre les changements climatiques

Montréal, 27 novembre 2007 – Pour la deuxième année consécutive, le Québec obtient encore la meilleure note de la région de l'Est du Canada et de la Nouvelle-Angleterre dans sa lutte à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) sur son territoire. Le Québec est la seule juridiction à obtenir un B+ dans le cadre d'une analyse produite par des groupes environnementaux canadiens et américains de la région. L'analyse se base sur les engagements des provinces et des États pris dans le cadre du Plan 2001 sur les changements climatiques des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des Premiers ministres de l'Est du Canada. Il faut cependant ajouter un bémol à la note du Québec, car depuis 2006, bien qu'un plan de réduction des émissions ait été déposé, peu d'actions concrètes ont été réalisées.

Les provinces et les États de la région se sont donné l'objectif de réduire leurs émissions aux niveaux de 1990 en 2010 et de 10% sous les niveaux de 1990 d'ici 2020. Le Québec est sur la bonne voie grâce à son plan qui va encore plus loin avec des réductions de 6% sous les niveaux de 1990 d'ici 2012, mais l'atteinte de l'objectif n'est pas encore assurée. « Le plan québécois ne permet pas l'atteinte complète des objectifs de Kyoto, mais le défi du Québec est d'infléchir la courbe de ses émissions le plus rapidement possible entre autres en misant sur des mesures touchant les transports qui représentent près de 38% de ses émissions », souligne Jean-François Nolet, chargé de projets, Changements climatiques chez Équiterre. Il souligne également « que selon le dernier inventaire canadien 2005 des émissions de GES, le Québec se situe à 4,8% au-dessus de 1990 ».

Le Québec fait également bonne figure en ayant mis de l'avant la première taxe sur le carbone en Amérique du Nord avec sa redevance sur les hydrocarbures qui vient tout juste d'entrer en vigueur. La redevance est la pierre d'assise du Plan québécois. Les 200 millions de dollars qu'elle générera annuellement permettront de financer les 24 mesures du plan.

Outre le secteur des transports, le Québec tire cependant de l'arrière dans le secteur de la sensibilisation publique, l'adoption et la mise en œuvre d'objectifs d'efficacité énergétique ambitieux et dans l'exemple qu'il donne dans la lutte aux changements climatiques. « Bien qu'il soit dans le peloton de tête, le Québec a encore beaucoup de travail à faire pour atteindre les objectifs du Plan des provinces de l'Est du Canada et des États de la Nouvelle-Angleterre signé en 2001. Il devra également se donner les moyens de répondre à l'objectif de réduction d'au moins 10% d'ici 2020 et de 75% à 85% d'ici 2050 en élaborant un plan avec des mesures concrètes et en changeant ses propres façons de faire. Cependant, le Québec et les autres provinces et États doivent aller beaucoup plus loin que les objectifs de ce Plan régional. Depuis son adoption, la science du climat s'est affinée et elle demande aux États des objectifs de réduction bien plus ambitieux pour limiter le réchauffement global sous les 2°C », conclut M. Nolet.

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Source :
Marie-Eve Roy
514-522-2000, 232
514-378-0232
mroy@equiterre.qc.ca

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Fiche de rendement sur les changements climatiques.pdf393.45 Ko