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Retrait du dossier Rabaska des mains de la Commission de la protection du territoire agricole: Le gouvernement doit respecter ses propres lois

Montréal, le 5 octobre 2007 - Le gouvernement doit respecter ses propres lois, et les processus démocratiques doivent suivre leur cours dans l'évaluation du projet de port méthanier de Rabaska. Équiterre demande au gouvernement de revenir sur sa décision et de redonner le dossier de l'évaluation des modifications de zonage à la Commission de la protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ).

« Le projet de construction de Gros-Cacouna vient d'être reporté de deux ans, nous n'en sommes pas à quelques mois près pour le projet de Rabaska », souligne Frédéric Paré, coordonnateur du programme Agriculture écologique chez Équiterre. « La rapidité avec laquelle le gouvernement tente de faire avancer le projet est inquiétante, et celui-ci doit revenir sur sa décision pour laisser cours au processus démocratique et s'assurer que la loi sur la protection du territoire agricole est respectée », ajoute-t-il.

La CPTAQ avait déposé un avis préliminaire contre le projet le 19 septembre dernier dans lequel elle renvoyait la ville de Lévis à ses devoirs concernant la localisation du projet de Rabaska.

Les besoins énergétiques doivent-ils passer devant les besoins alimentaires?

« En ne respectant pas le rôle de la CPTAQ, le gouvernement met en péril notre grenier alimentaire en supprimant un important potentiel d'autonomie alimentaire dans un contexte où on essaie de promouvoir l'agriculture de proximité », dénonce M. Paré. « Ne pas garantir la protection des terres agricoles autour des grands centres urbains revient à accréditer les circuits alimentaires longs qui conduisent au transport absurde des aliments sur des milliers de kilomètres, rappelle-t-il, précisant que ce cela est donc loin d'être une idée énergétique stratégique ».

Alors que la Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire québécois vient tout juste de terminer ses audiences et moins d'un mois après que 42 importantes organisations de la société civile se soient regroupées autour de l'idée d'autonomie et de souveraineté alimentaire, l'organisme s'interroge sur la vision du gouvernement quant à la question de l'alimentation et de l'agriculture, tel que le déplorait récemment M. Pronovost, président de la Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire québécois.

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Source :
Amélie Ferland
Équiterre
514-792-5222
aferland@equiterre.qc.ca

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