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Sans surprise, Enbridge obtient le feu vert de l’Office National de l’Énergie

Montréal, 30 juillet 2012 – Équiterre dénonce la décision rendue tard vendredi soir dernier, qui autorise la compagnie Enbridge à renverser le flux du pétrole dans l’oléoduc entre Sarnia et Westover en Ontario. Équiterre, conjointement avec d’autres groupes écologistes canadiens et américains, est d’ailleurs intervenu lors des audiences de l’ONE sur ce projet.

« Alors qu’Enbridge vient d’être sévèrement réprimandé par le bureau américain de la sécurité des transports pour le plus important déversement en sol américain, (Kalamazoo en 2010), et que l’entreprise est responsable d’un autre déversement ayant eu lieu vendredi dernier au Wisconsin, déversant près de 1 200 barils de pétrole dans la nature, l’ONE a refusé d’entendre raison, et a donné son aval au projet d’Enbridge sans même étudier les impacts potentiels d’un déversement de pétrole de sables bitumineux en sol canadien », a déclaré Steven Guilbeault, coordonnateur général adjoint d’Équiterre.

Rappelons qu’en 2008, la compagnie Enbridge avait lancé le projet Trailbreaker qui visait à acheminer des sables bitumineux jusqu’à Montréal et ensuite au port de Portland, Maine. Il faut savoir que la Ligne 9 d’Enbridge comporte de grands risques de déversements (voir le rapport du Natural Resources Defense Council de juin 2012). Ce projet avait alors soulevé les craintes et la grogne du public et d’organisations écologistes dans l’est du Canada et le nord-est des États-Unis. Le projet avait été mis sur la glace en 2009 due au ralentissement économique. L’an dernier, Enbridge a présenté à l’ONE une version « modifiée » qui ne visait qu’à renverser le flux du pipeline en Ontario pour le transport du pétrole léger (et non pas pour les sables bitumineux). Équiterre et ses partenaires ont alors tenté, en vain, de faire comprendre à l’ONE qu’il s’agissait du projet Trailbreaker morcelé. Malheureusement l’ONE en a décidé autrement!

Équiterre demande au gouvernement du Québec d’être très vigilant, de faire preuve de leadership et de tenir compte de la volonté de la population quant aux intentions d’Enbridge d’inverser le flux des oléoducs passant par le Québec.
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Source :
Loic Dehoux, Équiterre
514-605-2000