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Un autre fossile du jour pour le Canada ! 2 en 2 !

Barcelone, Espagne, le 3 novembre 2009 – Au cours de la dernière ronde des négociations des Nations Unies sur les changements climatiques, avant le sommet historique de Copenhague qui aura lieu en décembre, le Canada a été identifié comme étant le pays le plus destructeur dans les discussions aujourd’hui par un réseau de plus de 400 organisations non gouvernementales internationales. Le Réseau action climat international a accordé la première place du prix du « fossile du jour » au Canada pour avoir bloqué et retardé ces négociations primordiales.

En contraste total avec les hommes en complet gris qui remplissent les salles du centre des congrès des Nations Unies, les prix du « fossile du jour » sont décrits comme étant « ce que vous pouvez vivre de plus amusant aux Nations Unies ». Annoncés au milieu de la consternation et de la déception face à l’inaction des gagnants, les prix d’aujourd’hui ont été présentés à :

1ère place : le CANADA, un pays qui apparaît régulièrement sur le ‘tableau des gagnants du fossile’, remporte un prix ce soir pour la première place du prix « fossile du jour » pour avoir affirmé dans la rencontre informelle de ce matin sur l’adaptation qu’il « n’envisagerait pas que l’on traite des pertes et des dommages [causés par les conséquences des changements climatiques] dans le cadre des objectifs sur l’adaptation ». Il a également omis de mentionner où on devrait aborder cette question; il a plutôt soulevé des soupçons sur le fait qu’il préférerait que la question soit complètement retirée de la table.

Il y aura des dommages importants causés par les conséquences inévitables des changements climatiques contre lesquels une adaptation n’est pas, ou n’est plus, une option – comme l’élévation du niveau de la mer, l’invasion d’eau salée dans les aquifères ou la désertification. Des millions de moyens de subsistance dans les pays en développement sont menacés par de telles conséquences.

« Un accord conclu à Copenhague qui ne reconnaît pas que de telles conséquences existent et qui n’inclut pas des dispositions énergiques pour traiter de ces conséquences signifierait que les personnes les plus vulnérables de la planète, à savoir celles pour qui le financement d’adaptation n’est pas disponible, seraient laissées en dehors de l’accord », de dire Mark Fried d’Oxfam Canada.

2e place : ex aequo entre les États-Unis, historiquement le pays le plus grand émetteur de gaz à effet de serre, et l’Arabie Saoudite, le premier exportateur de pétrole au monde.

Les États-Unis ont remporté un « fossile du jour » en raison de récentes déclarations de la délégation américaine selon lesquelles ils ne croient pas qu’il soit important de s’y conformer. Pour le Réseau action climat international, de tels propos tenus par les États-Unis nuisent à la tenue d’un processus de négociation productif, particulièrement à la lumière de la proposition sur 'l’engagement et l’examen’ des États-Unis. En effet, les États-Unis proposent que chaque pays exprime et fasse valoir chacune de ses actions, plutôt que de viser des engagements contraignants pour un effort collectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

L’Arabie Saoudite a reçu le prix du « fossile du jour » pour avoir exprimé son inquiétude lors de la rencontre du groupe de discussion « Vision partagée » selon laquelle on leur demande de faire plus que leur juste part dans une entente climatique à Copenhague.

Tel que le démontre l’analyse de l’Agence internationale de l’énergie rendue publique à Bangkok, même si les revenus de la vente de pétrole des vingt prochaines années de l’OPEP étaient quelque peu moins importants dans le cadre d’un scénario de réduction à 450 ppm que sous un scénario inchangé, ces revenus seraient quand même environ quatre fois plus élevés que ce qu’ils ont été au cours des vingt dernières années. Les pays où les peuples subissent déjà les conséquences des changements climatiques sont en droit de se demander à qui, en fait, on demande de faire plus que sa juste part.

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Les Canadiens suivants sont à Barcelone et disponibles pour commentaires :

Graham Saul, Réseau action climat Canada, gsaul@climateactionnetwork.ca
+34 633 234 130

Dale Marshall, Fondation David Suzuki, dmarshall@davidsuzuki.org
+34 633-200-991

Steven Guilbeault, Équiterre, guilbeault@equiterre.org
+34 693 100 875

Virginie Lambert-Ferry, Greenpeace Canada, vlambert@greenpeace.org
+34 608 446 885

Sources :

Hannah McKinnon
hmckinnon@climateactionnetwork.ca
(b) 613.241.4413 ou (c) 613.276.7791

Karen Palmer
karenp@oxfam.ca
(b) 613.237.5236 ou (c) 613.240.3047