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Commerce équitable
Le café
Le commerce équitable permet aux consommateurs d’utiliser leur pouvoir d’achat pour s’opposer aux inégalités des échanges internationaux. Il soutient le travail de familles productrices de café qui luttent pour l’amélioration de leurs conditions de vie et pour le respect de l’environnement. Le saviez-vous?
Table des matières
Les étapes de la route équitable du café ![]() Vers de nouveaux rapports Nord-Sud Le commerce équitable offre un meilleur prix aux producteurs de café, leur permettant de mettre sur pied leurs propres projets de développement durable. Il crée des relations de partenariat basées sur le respect et les bénéfices mutuels entre les producteurs du Sud et les consommateurs du Nord.
Payer un juste prix est une question de justice et non de charité. Il était une fois le commerce équitable Les premières initiatives de commercialisation équitable datent des années 1950. En Amérique du Nord, les Ménonites (une communauté religieuse) mirent sur pied l’organisme sans but lucratif Ten Thousand Villages (Dix Mille Villages), qui distribue encore aujourd’hui de l’artisanat et quelques produits alimentaires par le biais de 200 boutiques au Canada et aux États-Unis. D’autres initiatives telles que Bridgehead emboîtèrent ensuite le pas au début des années 1980. C’est cependant en Europe que le commerce équitable a pris le plus d’ampleur. En 1967, de jeunes Hollandais importèrent des scultures de bois d’Haïti afin de soutenir un groupe d’artisans avec lequel ils collaboraient. Cette initiative connut un tel succès que d’autres individus puis des organismes de solidarité internationale tels que SOS aux Pays-Bas et Oxfam-Grande-Bretagne se mobilisèrent. Des magasins ambulants, puis de véritables boutiques se multiplièrent peu à peu dans toute l’Europe, donnant naissance à 3 000 Magasins du monde.
Les paysans sont regroupés en coopérative. Ce sont ces coopératives qui planifient les projets de développement car une partie des profits générés par la vente de leur café sont réinvestis dans la communauté selon les besoins identifiés par les paysans. Dans le cas du café, on effectue de plus les premières transformations du grain à la coopérative, ce qui permet aux producteurs d’obtenir un meilleur prix. Principes du commerce équitable du café Commerce direct Crédit Engagement à long terme Un prix juste Protection de l’environnement et développement communautaire Information du public Gestion démocratique
C’est en 1988, aux Pays-Bas, qu’apparaît le premier logo de certification équitable. Celui-ci prit le nom de Max Havelaar, personnage légendaire d’un roman hollandais qui dénonçait la situation des planteurs de café en Indonésie au moment de la colonisation. Comme de plus en plus de produits faisaient leur apparition sur le marché, il était indispensable de garantir aux consommateurs le caractère équitable de ce qu’ils achetaient. A l’image de la certification biologique, des organisations indépendantes effectuent la vérification afin de s’assurer que les critères du commerce équitable sont bien respectés d’un bout à l’autre de la route du café. Il existe 19 organisations de certification équitable, toutes regroupées au sein de la FairTrade Labelling Organizations-International (FLO-International), qui coordonne et tente d’uniformiser le processus de certification. Au Québec, il est aussi possible de se procurer du thé, du cacao, du chocolat et du sucre certifiés équitables dans un millier de points de vente. Chercher le logo de certification
équitable Choisissez la coopérative à visiter UCIRI Dans la province de Oaxaca au Mexique, l’UCIRI est un exemple remarquable du commerce équitable. Fondée en 1983, elle est pionnière dans le domaine. Cette coopérative rallie plus de 2 350 familles autochtones d’une cinquantaine de communautés. Chaque famille de producteurs possède son propre représentant au sein de la coopérative. Les membres de l’UCIRI ont une école d’agriculture biologique où on enseigne des méthodes de culture qui préservent les écosystèmes. Elle est la seule école secondaire de toute la région. L’UCIRI a de plus mis sur pied un centre de santé qui veille à la formation et au soutien des intervenants de chaque communauté. Ceux-ci font surtout de la prévention en matière d’alimentation et d’hygiène. Ils valorisent également l’utilisation de plantes médicinales locales. Non sans se heurter à des embûches de taille, l’UCIRI a réussi à contourner le monopole des coyotes (élites locales) en mettant sur pied son propre système de transport collectif. Pour plus d'information, visitez la page sur la coopérative UCIRI. COOCAFE Situé au Costa Rica et fondé en 1988, ce consortium regroupe neuf coopératives de caféculteurs. Ses liens étroits avec ses partenaires européens ont fait de COOCAFE un modèle de commercialisation et de communication. Il a fait des efforts exemplaires de dialogue et de rapprochement entre ses producteurs et les consommateurs du Nord en établissant de nombreux contacts avec les organisations de commerce équitable et en participant à plusieurs conférences. Très tôt, les membres de COOCAFE ont compris l’importance symbolique et économique de torréfier eux-mêmes leur café, s’octroyant ainsi une meilleure part des profits. Pour bénéficier de ses assises dans le réseau du commerce équitable et pour éviter la dépendance envers le café, les producteurs ont diversifé leur production en y ajoutant des noix de macadam et des croustilles de Yucca et de plantain. |
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