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Transport, environnement et santé publique

Le secteur du transport engendre un stress environnemental important. La construction de véhicules, d'infrastructures et les émissions polluantes en sont les principales causes. Notre modèle de transport, principalement centré sur la voiture, entraîne aussi des problèmes majeurs de santé publique.

Voici les principaux enjeux associés au transport en matière d'environnement et de santé publique:

Gaz à effet de serre (GES) et changements climatiques

  • Les GES sont les principaux responsables des changements climatiques. Inondations, incendies de forêt, canicules, sécheresses, pénuries d'eau potable : les phénomènes météorologiques extrêmes se multiplient et s'intensifient de façon préoccupante. Ils entraînent des coûts sociaux qui ne cessent d'augmenter (1).
  • Le transport produit 40% des émissions de GES au Québec, dont 82,7% proviennent du seul secteur du transport routier (2).
  • Les émissions de GES provenant du transport ont augmenté de plus de 21,9% entre 1990 et 2006 au Québec (2).

Pollution atmosphérique

  • Outre les GES, le secteur du transport est responsable d'une grande part des émissions d'autres polluants atmosphériques (oxydes d'azote, composés organiques volatils, particules fines) qui participent à la formation du smog et à la détérioration générale de la qualité de l'air. Cette détérioration de la qualité de l'air augmente et aggrave les cas de maladies respiratoires auprès de la population.
  • Santé Canada estime qu'annuellement, environ 5 900 décès prématurés dans les huit plus grandes villes canadiennes réunies sont attribuables à l'exposition à court ou à long terme à la pollution atmosphérique (3). Par ailleurs, les effets de la pollution atmosphérique sont plus importants chez les enfants et les personnes âgées en raison de la fragilité de leur systèmes respiratoire et immunitaire.
  • L'augmentation du nombre de voiture sur les routes amplifie ce phénomène, tout comme l'allongement des trajets favorisé par l'étalement urbain.

Sédentarité

  • La motorisation croissante de la population a favorisé une plus grande et plus précoce sédentarisation chez les individus réduisant de façon considérable la part de l'activité physique dans leur quotidien. Or, la sédentarité double le risque d'être atteint d'embonpoint ou d'obésité (4), le premier touchant 35% et le second 22% des adultes québécois, aujourd'hui. Tandis qu'il y a 30 ans, 80% des enfants marchait pour se rendre à l'école, en 2008, ils ne sont que 30% à s'y rendre à pied (5).
  • Selon la Direction de la santé publique de Montréal, dans les secteurs où plus de 95% des gens vont au travail en voiture, 54% de la population affiche un excès de poids (4).

Sources:
(1) Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC)
(2) MDDEP, 2006. Inventaire québécois des émissions de gaz à effet de serre en 2006 et évolution depuis 1990.
(3) Santé Canada, 2007. La vie et le souffle : Les maladies respiratoires au Canada > Qualité de l'air.
(4) Direction de la santé publique de Montréal, 2006. Le transport urbain, une question de santé.
(5) Groupe de recherche Ville et mobilité, Université de Montréal, 2008. Le transport actif et le système scolaire à Montréal et à Trois-Rivières.

Liens utiles:

Transport Canada, 2008. Estimation de la totalité des coûts de transport au Canada.
Transport Canada, 2008. Les transports et la santé publique.
Ville de Montréal, 2007. Indicateur de l'état de l'environnement, bilan 2003-2006.